Il a également été avancé que l’époux pouvait poser la condition de ne pas avoir de rapports intimes. Al-Athram rapporte qu’Imâm Aḥmad s’est abstenu de trancher sur cette clause. Notre Shaykh précise que la question comporte deux versions et il penche pour sa validité, au même titre que lorsqu’un mari stipule qu’il renonce à l’un de ses droits. Le Qâḍî fait une distinction en soutenant que l’époux dispose d’une échappatoire, puisqu’il lui est toujours possible de divorcer. Notre Shaykh rétorque que, malgré le divorce, la dot reste à sa charge, et qu’Ibn ʿAqîl ne fait aucune différence entre les deux situations. Si la clause est reconnue valable et qu’elle (l’épouse) réclame ses droits, il la quitte et récupère la dot ; c’est là l’équivalent du khulʿ. Si la séparation est obligatoire dans ce cas, elle l’est donc également ici. Quant à la première opinion, elle autorise celui dont l’objectif a été manqué, s’il ignorait l’illégalité de la clause, à annuler le mariage sans rien devoir, à plus forte raison que dans un contrat de vente. ⦗al-Furūʿ 5/217 (267-268)⦘ (1) 1000 – La clause de faculté de résiliation (*sharṭ al-khiyâr*) : – Ibn Mufliḥ a dit : « Si les deux époux, ou l’un d’eux, stipulent un droit d’option, ou conviennent que, s’il ne lui remet pas la dot à telle date, il n’y aura pas de mariage entre eux, deux narrations divergent quant à la validité du contrat. Une autre relate qu’il est valide, et notre Shaykh retient cette validité pour la clause de *khiyâr*. Il ajoute : si la condition est annulée, le contrat ne devient pas contraignant sans elle, car le principe est de respecter les conditions et la clause de *khiyâr* poursuit un objectif légitime. Notre Shaykh dit encore : il en va de même lorsque la conclusion du mariage est suspendue à une condition ; il existe à ce sujet trois narrations. Ibn ʿAqîl rapporte, dans la deuxième, un avis selon lequel la dot devient caduque, car l’époux la reçoit par fractions ; si son versement est différé au-delà de son échéance, elle devient indéterminée. ⦗al-Furūʿ 5/217-218 (8/268)⦘ (2) 1001 – S’il stipule que l’épouse soit vierge, belle, de noble lignée ou indemne de tout défaut, sans qu’un droit de résiliation n’en découle, et qu’il s’avère le contraire : – Ibn Mufliḥ a dit : « Et s’il stipule qu’elle soit vierge, belle, de haut lignage ou indemne de défaut… »
(1) Voir : al-Fatawa (Les fatwas), vol. 29, p. 174-176, 344, 352. (2) al-Fatawa (Les fatwas), vol. 29, p. 349-352 ; al-Ikhtiyarat (Les choix), p. 315.
وقيل: بعدم وطئه، ونقل الأثرم توقفه في الشرط، قال شيخنا: فيخرج على وجهين، واختار صحته، كشرطه ترك ما يستحقه، وفرق القاضي بأن له مخلصًا لملكه طلاقها، وأجاب شيخنا: بأن عليه المهر، وأن ابن عقيل سوى بينهما، فإن صح وطلبته فارقها وأخذ المهر، وهو في معنى الخلع، فإن وجبت الفرقة ثم وجبت هنا، وأن على الأول للفائت غرضه الجاهل بفساده الفسخ بلا شيء، كالبيع وأولى) [الفروع ٥/ ٢١٧ (٢٦٧ - ٢٦٨)] (١). ١٠٠٠ - شرط الخيار: - قال ابن مفلح: (وإن شرطا أو أحدهما فيه خيارًا أو إن جاءها بالمهر وقت كذا وإلا فلا نكاح بينهما ففي صحة العقد روايتان، وعنه: صحتهما، واختار شيخنا صحتهما في شرط الخيار. قال: وإن بطل الشرط لم يلزم العقد بدونه، فإن الأصل في الشروط الوفاء، وشرط الخيار له مقصود صحيح. وقال شيخنا: وكذا تعليق النكاح على شرط فيه ثلاث روايات، وذكر ابن عقيل في الثانية رواية: يفسد المهر، لأنه يأخذ قسطًا، فبتأخيره عن أجله يحصل مجهولًا) [الفروع ٥/ ٢١٧ - ٢١٨ (٨/ ٢٦٨)] (٢). ١٠٠١ - إن شرط بكرًا أو جميلة أو نسيبة أو نفي عيب لا يثبت الفسخ، فبانت بخلافه: - قال ابن مفلح: (وإن شرط بكرًا أو جميلة أو نسيبة أو نفي عيب لا
(١) انظر: «الفتاوى» (٢٩/ ١٧٤ - ١٧٦، ٣٤٤، ٣٥٢). (٢) «الفتاوى» (٢٩/ ٣٤٩ - ٣٥٢)، «الاختيارات» (٣١٥).