Il est manifeste que le mariage du muḥallil ne relève pas de l’union « pratiquée par les gens » à laquelle ʿÂʾisha – qu’Allah l’agrée – faisait allusion en indiquant que le Messager d’Allah ﷺ l’avait maintenue et ne l’avait pas abrogée. De même, les Arabes de la Jâhiliyya ne l’auraient jamais accepté : il ne figurait donc pas parmi leurs formes de mariage. En vérité, la saine nature comme les nations le réprouvent et le tiennent pour infamant (Ighâthat al-lahfân 1/417-422) (1). 997 – Lorsque le mariage est subordonné à une condition : – Ibn Mufliḥ a dit : « Chaque fois qu’on stipule dans un mariage la non-licéité (nafiy al-hill) ou qu’on en fait dépendre le commencement d’une condition, le contrat est vicié, selon l’avis le plus juste, comme pour ladite condition. Notre Shaykh a toutefois rapporté d’al-Qâḍî et d’autres deux versions au sujet de la suspension du mariage à une condition ; la formulation la plus explicite incline à la permissibilité, à l’instar du divorce. Il a expliqué la différence en affirmant que, dans le mariage, il s’agit d’une contre-prestation ou d’une offre, tandis que, dans le divorce, il s’agit d’une renonciation sans effet ; de plus, cette distinction est réfutée par le vœu pieux (nadhr at-tabarrur) et par la juʿâla (contrat de rémunération conditionnelle). » [al-Furūʿ 5/216 (8/266)] (2). 998 – Condition portant sur la suppression de la dot : 999 – Condition excluant les rapports intimes : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Dans les “Mufradāt Ibn ʿAqîl”, Abū Bakr mentionne que, lorsqu’on stipule que l’époux ne cohabitera pas, ou (3) ne subviendra pas à l’entretien, ou que, s’il se sépare, il récupérera ce qu’il a dépensé, il existe deux narrations quant à la validité du contrat. Notre Shaykh a retenu cette opinion (4) [tout en supprimant la dot] (5), et c’est l’avis de la plupart des Anciens, comme dans l’école de “M” et d’autres, en raison du ḥadith relatif au shighâr. »
(1) Voir al-Fatawa (t. 32, p. 93-97) et Bayan al-Dalil (p. 10). (2) Voir al-Fatawa (t. 29, p. 350-351). (3) Dans la 1re édition : «waw» (c’est-à-dire «et»), rétabli selon la 2e édition. (4) Dans sa Hachiyya 'ala al-Furu', Ibn Qundus précise : «c’est-à-dire : il a opté pour la nullité du contrat». (5) Rectifié d’après la 2e édition.
ومعلوم أن نكاح المحلل ليس من نكاح الناس الذي أشارت إليه عائشة (عليه السلام) أن رسول الله ﷺ أقره ولم يهدمه، ولا كان أهل الجاهلية يرضون به، فلم يكن من أنكحتهم، فإن الفطر والأمم تنكره، وتعير به) [إغاثة اللهفان ١/ ٤١٧ ــ ٤٢٢] (١). ٩٩٧ - إذا علق النكاح بشرط: - قال ابن مفلح: (ومتى شرط نفي الحل في نكاح أو علق ابتداءه على شرط فسد العقد، على الأصح، كالشرط، وقال شيخنا: ذكر القاضي وغيره روايتين في تعليقه بشرط، والأنص من كلامه جوازه، كالطلاق، قال: والفرق بأن هذا معاوضة أو إيجاب، وذاك إسقاط غير مؤثر، وبأنه ينتقض بنذر التبرر وبالجعالة) [الفروع ٥/ ٢١٦ (٨/ ٢٦٦)] (٢). ٩٩٨ - شرط نفي المهر: ٩٩٩ - وشرط عدم الوطء: - قال ابن مفلح: (وفي «مفردات ابن عقيل»: ذكر أبو بكر فيما إذا شرط أن لا يطأ أو (٣) لا ينفق أو إن فارق رجع بما أنفق روايتين، يعني في صحة العقد، واختاره شيخنا (٤) [بنفي مهر] (٥)، وأنه قول أكثر السلف، كما في مذهب «م» وغيره، لحديث الشغار.
(١) انظر: «الفتاوى» (٣٢/ ٩٣ - ٩٧)، و «بيان الدليل» (١٠). (٢) انظر: الفتاوى (٢٩/ ٣٥٠ - ٣٥١). (٣) في ط ١: (و)، والمثبت من ط ٢. (٤) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: اختار فساد العقد). (٥) استدركت من ط ٢.