et lui, le mari qui a prononcé la répudiation, soutient que la réalité n’est pas celle-là : il n’est, en vérité, plus son époux et elle n’est plus véritablement son épouse.
Douzièmement : le mariage du muḥallil ne ressemble ni aux unions pratiquées par les gens de la Jâhiliyya, ni à celles des musulmans. Certes, les Arabes préislamiques toléraient dans leurs mariages bien des pratiques blâmables, mais ils n’auraient jamais accepté, ni même pratiqué, le mariage de muḥallil. En effet, il est rapporté dans le Ṣaḥîḥ d’al-Bukhârî, d’après ʿUrwa b. al-Zubayr, que ʿÂʾisha – qu’Allah l’agrée – lui raconta que, durant la Jâhiliyya, le mariage se déclinait en quatre formes :
1. La première est celle que l’on connaît encore aujourd’hui : un homme demande la main d’une femme à son tuteur, verse la dot, puis contracte le mariage.
2. Dans la deuxième, quand l’épouse venait de se purifier de ses menstrues, son mari lui disait : « Va trouver un tel et obtiens de lui ta semence. » Il s’abstenait alors de tout rapport avec elle jusqu’à ce qu’apparaisse la grossesse issue de cet homme. Une fois la grossesse confirmée, le mari pouvait reprendre vie commune s’il le souhaitait. On recourait à cette pratique pour obtenir un enfant de belle lignée ; on l’appelait le « mariage d’istibḍâʿ » (emprunt de semence).
3. Dans la troisième, un groupe – inférieur à dix hommes – entrait successivement auprès d’une même femme ; tous avaient des rapports avec elle. Si elle concevait et accouchait, puis, quelques nuits après la naissance, elle les convoquait et aucun ne pouvait se dérober. Elle leur disait : « Vous savez ce qui s’est passé ; j’ai eu un enfant ; il est à toi, un tel. » Elle nommait celui qu’elle désirait ; l’enfant lui était alors attribué sans que l’homme pût refuser.
4. Dans la quatrième, un grand nombre d’hommes se rendaient auprès d’une femme qui n’écartait aucun visiteur. Il s’agissait des prostituées : elles dressaient des étendards à la porte de leurs demeures pour signaler leur disponibilité. Lorsqu’une d’entre elles devenait enceinte et accouchait, on la réunissait, on faisait venir des experts en filiation (qâfa), puis on attribuait l’enfant à l’homme qu’ils jugeaient le plus vraisemblable ; l’enfant s’attachait alors à lui et on l’appelait son fils, sans qu’il puisse s’y opposer.
Lorsque Allah envoya Muhammad — que les prières et le salut d’Allah soient sur lui — avec la Vérité, Il abolit toutes les formes de mariage de la Jâhiliyya, à l’exception de celui que les gens pratiquent encore aujourd’hui.
والمُطلِّق: أن الأمر ليس كذلك، وأنه غير زوج على الحقيقة، ولا هي امرأته على الحقيقة.
الثاني عشر: أن نكاح المحلل لا يشبه نكاح أهل الجاهلية، ولا نكاح أهل الإسلام، فكان أهل الجاهلية يتعاطون في أنكحتهم أمورًا منكرة، ولم يكونوا يرضون نكاح التحليل، ولا يفعلونه، ففي «صحيح البخاري» عن عروة بن الزبير: أن عائشة (عليه السلام) أخبرته: أن النكاح في الجاهلية كان على أربعة أنحاء: فنكاح منها نكاح الناس اليوم: يخطب الرجل إلى الرجل وليته أو ابنته، فيصدقها ثم ينكحها، ونكاح آخر: كان الرجل يقول لامرأته إذا طهرت من طمثها: أرسلي إلى فلان، فاستبضعي منه، فيعتزلها زوجها، ولا يمسها أبدًا حتى يتبين حملها من ذلك الرجل الذي تستبضع منه، فإذا تبين حملها أصابها زوجها إذا أحب، وإنما يفعل ذلك رغبة في نجابة الولد، فكان هذا النكاح نكاح الاستبضاع، ونكاح آخر: يجتمع الرهط ما دون العشرة، فيدخلون على المرأة، كلهم يصيبها، فإذا حملت ووضعت، ومر ليالي بعد أن تضع حملها أرسلت إليهم، فلم يستطع رجل منهم أن يمتنع، حتى يجتمعوا عندها، فتقول لهم: قد عرفتم الذي كان من أمركم، وقد ولدت، فهو ابنك يا فلان، تسمي من أحبت باسمه، فيلحق به ولدها، لا يستطيع أن يمتنع عنه، ونكاح رابع: يجتمع الناس الكثير، فيدخلون على المرأة، لا تمتنع ممن جاءها، وهن البغايا ــ كن ينصبن على أبوابهن رايات تكون علمًا، فمن أرادهن دخل عليهن ــ فإذا حملت إحداهن ووضعت حملها، جمعوا لها، ودعوا لها القافة، ثم ألحقوا ولدها بالذي يرون، فالتاط به، ودعي ابنه، لا يمتنع من ذلك، فلما بعث الله تعالى محمدا ﷺ بالحق= هدم نكاح الجاهلية كله، إلا نكاح الناس اليوم.