ni ne heurte les intelligences ; si tel avait été le cas, il n’aurait jamais été autorisé au début de l’islam. Neuvièmement : le contrat de mutʿa s’apparente à la location d’une monture pour une durée déterminée de chevauchée, à la location d’une maison pour en jouir et y résider un temps fixé, ou encore à la location d’un esclave pour un service temporaire ; dans toutes ces opérations, celui qui offre la chose poursuit un intérêt légitime. Toutefois, l’introduction d’un terme précis l’a fait sortir de la finalité du mariage, lequel a été institué sous le signe de la permanence et de la continuité. Il n’en va pas de même du mariage du muḥallil : il ne ressemble à rien de tout cela. C’est pour cette raison que les Compagnons – qu’Allah les agrée – l’ont assimilé à la fornication et à l’emprunt d’un bouc pour la saillie. Dixièmement : Allah, exalté soit-Il, a instauré ces causes – vente, location, donation, mariage, etc. – qui conduisent aux statuts qu’Il a voulus comme effets et conséquences : la vente est cause d’acquisition de la propriété, la location cause d’acquisition de l’usage ou de l’usufruit, et le mariage cause d’acquisition du droit charnel (*al-buḍʿ*) et de la licéité de l’union sexuelle. Or, le muḥallil contredit et inverse la Loi d’Allah : il fait de son mariage le moyen de rendre de nouveau la femme licite à son premier mari, sans chercher par ce contrat ce qu’Allah y a légiféré – à savoir l’accès charnel pour lui-même et sa licéité. Il n’y trouve aucun intérêt, n’en retire aucun bénéfice ; il ne vise qu’un objectif étranger pour lequel cette cause n’a jamais été instituée ni tracée comme voie. Onzièmement : le muḥallil appartient à la même catégorie que l’hypocrite : le hypocrite affiche qu’il est musulman, prétendant observer le pacte de l’islam extérieurement et intérieurement, alors qu’au fond il ne s’y engage pas. De même, le muḥallil se présente comme un époux désireux de se marier : il fixe une dot, fait témoigner de l’assentiment de la femme ; mais en réalité il ne veut pas être mari, ni que la femme soit véritablement son épouse, il ne songe pas à verser la dot ni à assumer les droits du mariage. Il affiche donc le contraire de ce qu’il dissimule en prétendant le vouloir, tandis qu’Allah, les témoins et la femme le savent, et lui
والعقول، ولو نفرت منه لم يبح في أول الإسلام. التاسع: أن نكاح المتعة يشبه إجارة الدابة مدة للركوب، وإجارة الدار مدة للانتفاع والسكنى، وإجارة العبد للخدمة مدة، ونحو ذلك مما للباذل فيه غرض صحيح، ولكن لما دخله التوقيت أخرجه عن مقصود النكاح الذي شرع بوصف الدوام والاستمرار، وهذا بخلاف نكاح المحلل، فإنه لا يشبه شيئًا من ذلك، ولهذا شبهه الصحابة (رضي الله عنها) بالسفاح، وشبهوه باستعارة التيس للضراب. العاشر: أن الله سبحانه نصب هذه الأسباب ــ كالبيع والإجارة والهبة والنكاح ــ مفضية إلى أحكام جعلها مسببات لها ومقتضيات، فجعل البيع سببًا لملك الرقبة، والإجارة سببًا لملك المنفعة أو الانتفاع، والنكاح سببًا لملك البضع وحل الوطء، والمحلل مناقض معاكس لشرع الله تعالى ودينه، فإنه جعل نكاحه سببًا لتمليك المُطلِّق البضع وإحلاله له، ولم يقصد بالنكاح ما شرعه الله له من ملكه هو للبضع وحله له، ولا له غرض في ذلك، ولا دخل عليه، وإنما قصد به أمرًا آخر لم يشرع له ذلك السبب، ولم يجعل طريقا له. الحادي عشر: أن المحلل من جنس المنافق، فإن المنافق يظهر أنه مسلم، ملتزم لعقد الإسلام ظاهرًا وباطنًا، وهو في الباطن غير ملتزم له، وكذلك المحلل يظهر أنه زوج، وأنه يريد النكاح، ويسمي المهر، ويشهد على رضى المرأة، وفي الباطن بخلاف ذلك، لا يريد أن يكون زوجا، ولا أن تكون المرأة زوجة له، ولا يريد بذل الصداق، ولا القيام بحقوق النكاح، وقد أظهر خلاف ما أبطن، وأنه مريد لذلك، والله يعلم والحاضرون والمرأة وهو