pas même l’ombre d’un mot ; en revanche, il existe bien des hadiths où le Messager d’Allah ﷺ a maudit le muḥallil (l’époux-facilitateur) ainsi que celui pour qui il sert d’alibi, de même que les Compagnons l’ont déjà rapporté.
- Le contractant de la mutʿa poursuit un objectif légitime envers la femme, et celle-ci trouve pareillement avantage à demeurer avec lui le temps convenu ; son dessein correspond donc, pour la période fixée, à la finalité même du mariage. Quant au muḥallil, il n’a d’autre but que d’être prêté pour la pénétration, tel un bouc reproducteur ; son union n’est voulue ni par lui, ni par la femme, ni par le tuteur. C’est exactement ce qu’Al-Ḥasan a qualifié de « clou de feu enfoncé dans les limites d’Allah », appellation qui reflète parfaitement la réalité.
Shaykh al-Islâm commente : Al-Ḥasan entendait par là que, de même qu’un clou fixe solidement l’objet qu’il traverse, cet homme fixe la femme pour son premier mari, alors même qu’Allah la lui a rendue interdite.
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Le pratiquant de la mutʿa ne cherche pas à contourner une interdiction d’Allah ; il ne fait pas partie de ces fourbes qui prétendent tromper Allah comme on mystifie des enfants. Il épouse la femme sans dissimulation, extérieurement et intérieurement. Le muḥallil, en revanche, rusé et trompeur, tourne les signes d’Allah en dérision ; c’est pourquoi les menaces et la malédiction qui le visent n’ont aucun équivalent – ni même d’approche – à propos du mutʿa.
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Celui qui recourt à la mutʿa désire la femme pour lui-même ; tel est le secret et l’essence du mariage : il veut que l’accès charnel lui devienne licite et refuse de la toucher illicitement. Le muḥallil, lui, ne cherche pas à se la rendre permise ; il veut seulement la rendre permise à un autre, d’où son nom même de « facilitateur ». Quelle distance entre celui qui craint de la violer et veut la licité pour lui, et celui qui n’en a nul besoin pour lui-même mais ne l’épouse que pour la livrer à autrui ! C’est l’opposé pur et simple de la Loi d’Allah, à rebours de la raison d’être du mariage.
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Les natures saines et les cœurs que n’a pas corrompus la maladie de l’ignorance ni l’aveugle imitation éprouvent pour le taḥlîl une répulsion extrême et le vouent à un blâme d’autant plus cinglant que, pour nombre de femmes, être accusée de taḥlîl est plus infâmant encore que l’adultère. Le mariage de mutʿa, lui, n’inspire pas une telle aversion innée