pas même l’ombre d’un mot ; en revanche, il existe bien des hadiths où le Messager d’Allah ﷺ a maudit le muḥallil (l’époux-facilitateur) ainsi que celui pour qui il sert d’alibi, de même que les Compagnons l’ont déjà rapporté.
5. Le contractant de la mutʿa poursuit un objectif légitime envers la femme, et celle-ci trouve pareillement avantage à demeurer avec lui le temps convenu ; son dessein correspond donc, pour la période fixée, à la finalité même du mariage. Quant au muḥallil, il n’a d’autre but que d’être prêté pour la pénétration, tel un bouc reproducteur ; son union n’est voulue ni par lui, ni par la femme, ni par le tuteur. C’est exactement ce qu’Al-Ḥasan a qualifié de « clou de feu enfoncé dans les limites d’Allah », appellation qui reflète parfaitement la réalité.
Shaykh al-Islâm commente : Al-Ḥasan entendait par là que, de même qu’un clou fixe solidement l’objet qu’il traverse, cet homme fixe la femme pour son premier mari, alors même qu’Allah la lui a rendue interdite.
6. Le pratiquant de la mutʿa ne cherche pas à contourner une interdiction d’Allah ; il ne fait pas partie de ces fourbes qui prétendent tromper Allah comme on mystifie des enfants. Il épouse la femme sans dissimulation, extérieurement et intérieurement. Le muḥallil, en revanche, rusé et trompeur, tourne les signes d’Allah en dérision ; c’est pourquoi les menaces et la malédiction qui le visent n’ont aucun équivalent – ni même d’approche – à propos du mutʿa.
7. Celui qui recourt à la mutʿa désire la femme pour lui-même ; tel est le secret et l’essence du mariage : il veut que l’accès charnel lui devienne licite et refuse de la toucher illicitement. Le muḥallil, lui, ne cherche pas à se la rendre permise ; il veut seulement la rendre permise à un autre, d’où son nom même de « facilitateur ». Quelle distance entre celui qui craint de la violer et veut la licité pour lui, et celui qui n’en a nul besoin pour lui-même mais ne l’épouse que pour la livrer à autrui ! C’est l’opposé pur et simple de la Loi d’Allah, à rebours de la raison d’être du mariage.
8. Les natures saines et les cœurs que n’a pas corrompus la maladie de l’ignorance ni l’aveugle imitation éprouvent pour le taḥlîl une répulsion extrême et le vouent à un blâme d’autant plus cinglant que, pour nombre de femmes, être accusée de taḥlîl est plus infâmant encore que l’adultère. Le mariage de mutʿa, lui, n’inspire pas une telle aversion innée
بها حرف واحد، وجاء عنه في لعن المحلل والمحلل له، وعن الصحابة ما تقدم.
الخامس: أن المستمتع له غرض صحيح في المرأة، ولها غرض أن تقيم معه مدة النكاح، فغرضه: المقصود بالنكاح مدة، والمحلل لا غرض له سوى أنه مستعار للضراب، كالتيس، فنكاحه غير مقصود له، ولا للمرأة، ولا للولي، وإنما هو كما قال الحسن: مسمار نار في حدود الله. وهذه التسمية مطابقة للمعنى.
قال شيخ الإسلام: يريد الحسن أن المسمار: هو الذي يثبت الشئ المسمور، فكذلك هذا يثبت تلك المرأة لزوجها، وقد حرمها الله عليه.
السادس: أن المستمتع لم يحتل على تحليل ما حرم الله، فليس من المخادعين الذين يخادعون الله كأنما يخادعون الصبيان، بل هو ناكح ظاهرًا وباطنًا. والمحلل: ماكر مخادع، متخذ آيات الله هزوًا، ولذلك جاء في وعيده ولعنه ما لم يجئ في وعيد المستمتع مثله، ولا قريب منه.
السابع: أن المستمتع يريد المرأة لنفسه، وهذا سر النكاح ومقصوده، فيريد بنكاحه حلها له، ولا يطؤها حرامًا، والمحلل لا يريد حلها لنفسه، وإنما يريد حلها لغيره، ولهذا سمي محللا، فأين من يريد أن يحل له وطئ امرأة يخاف أن يطأها حرامًا إلى من لا يريد ذلك، وإنما يريد بنكاحها: أن يحل وطأها لغيره؟ فهذا ضد شرع الله ودينه، وضد ما وضع له النكاح.
الثامن: أن الفطر السليمة، والقلوب التي لم يتمكن منها مرض الجهل والتقليد تنفر من التحليل أشد نفار، وتعير به أعظم تعيير، حتى إن كثيرًا من النساء تعير المرأة به أكثر مما تعيرها بالزنا، ونكاح المتعة لا تنفر منه الفطر