996 – Le mariage de mutʿa (mariage à durée déterminée) est préférable au mariage de taḥlîl (mariage « facilitateur ») – Ibn al-Qayyim rapporte : « J’ai entendu Shaykh al-Islâm dire : le mariage de mutʿa l’emporte sur le mariage de taḥlîl à dix égards : 1. Le mariage de mutʿa a été légiféré au début de l’islam, tandis que le mariage de taḥlîl n’a jamais été institué à aucune époque. 2. Les Compagnons ont effectivement recouru à la mutʿa du vivant du Prophète ﷺ, alors qu’il n’exista jamais, parmi eux, le moindre muḥallil (époux-facilitateur). 3. Le mariage de mutʿa fait l’objet d’une divergence entre les Compagnons : Ibn ʿAbbâs l’a autorisé – même si l’on rapporte qu’il s’en est ensuite rétracté – et ʿAbd Allâh ibn Masʿûd l’a également permis. Dans les deux Ṣaḥîḥ, on lit qu’il déclara : « Nous partions en campagne avec le Messager d’Allah ﷺ, sans femmes. Nous avons dit : “Ne devrions-nous pas nous châtrer ?” Il nous l’interdit, puis nous accorda la permission d’épouser une femme contre un vêtement pour un temps déterminé. » Puis ʿAbd Allâh récita : « Ô vous qui croyez ! Ne déclarez pas illicites les bonnes choses qu’Allah vous a rendues licites » (Al-Mâʾida, 5 : 87). La fatwa d’Ibn ʿAbbâs à ce sujet est célèbre. ʿUrwa rapporte qu’ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr, à La Mecque, proclama : « Il est des gens dont Allah a aveuglé les cœurs comme Il a aveuglé leurs regards, et qui émettent des avis en faveur de la mutʿa » – il visait Ibn ʿAbbâs. Ce dernier l’interpela : « Tu es vraiment rude et fruste ! Par ma vie, la mutʿa se pratiquait bel et bien à l’époque de l’Imâm des pieux », c’est-à-dire le Messager d’Allah ﷺ. Ibn az-Zubayr répliqua : « Mets-toi donc à l’épreuve ; par Allah, si tu la pratiques, je te lapiderai avec tes propres pierres. » Voilà donc la position d’Ibn Masʿûd et d’Ibn ʿAbbâs concernant la mutʿa ; et voici, par ailleurs, leurs paroles et leurs récits relatifs au mariage de taḥlîl. 4. Il n’est rapporté nulle part que le Messager d’Allah ﷺ ait maudit le contractant de la mutʿa ni la contractante.
٩٩٦ - نكاح المتعة خير من نكاح التحليل: - قال ابن القيم: (وسمعت شيخ الإسلام يقول: نكاح المتعة خير من نكاح التحليل من عشرة أوجه: أحدها: أن نكاح المتعة كان مشروعًا في أول الإسلام، ونكاح التحليل لم يشرع في زمن من الأزمان. الثاني: أن الصحابة تمتعوا على عهد النبي ﷺ، ولم يكن في الصحابة محلل قط. الثالث: أن نكاح المتعة مختلف فيه بين الصحابة، فأباحه ابن عباس ــ وإن قيل: إنه رجع عنه ــ وأباحه عبد الله بن مسعود، ففي «الصحيحين» عنه قال: كنا نغزو مع رسول الله ﷺ وليس لنا نساء، فقلنا: ألا نختصي؟ فنهانا عن ذلك، ثم رخص لنا أن ننكح المرأة بالثوب إلى أجل، ثم قرأ عبد الله: ﴿يَاأَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تُحَرِّمُوا طَيِّبَاتِ مَا أَحَلَّ اللَّهُ لَكُمْ﴾ [المائدة: ٨٧]. وفتوى ابن عباس بها مشهورة، قال عروة: قام عبد الله بن الزبير بمكة، فقال: إن ناسًا أعمى الله قلوبهم كما أعمى أبصارهم، يفتون بالمتعة ــ يُعَرِّض بعبد الله بن عباس ــ فناداه، فقال: إنك لجلف جاف، فلعمري لقد كانت المتعة تفعل على عهد إمام المتقين ـ يريد رسول الله ﷺ ــ. فقال له ابن الزبير: فجرب نفسك، فوالله لئن فعلتها لأرجمنك بأحجارك. فهذا قول ابن مسعود وابن عباس في المتعة، وذاك قولهما وروايتهما في نكاح التحليل. الرابع: أن رسول الله ﷺ لم يجئ عنه في لعن المستمتع والمستمتع