« …je l’ai épousée pour la rendre licite à son mari ; il ne me l’a pas demandé et il l’ignore. » Ibn ʿUmar (qu’Allah l’agrée) répliqua : « Non, à moins qu’il ne s’agisse d’un mariage réellement désiré : si elle te plaît, garde-la ; si elle te déplaît, sépare-toi d’elle. Du temps du Messager d’Allah ﷺ, nous considérions assurément cela comme de la fornication. » Shaykh al-Islâm en a fait mention dans Ibṭāl al-Taḥlîl ⦗Ighâthat al-Lahfân 1/410⦘ (1). 995 – Le mariage de taḥlîl – Ibn al-Qayyim rapporte : « Shaykh al-Islâm a déclaré : Les récits rapportés de ʿUmar, ʿUthmân, ʿAlî, Ibn ʿAbbâs et Ibn ʿUmar (qu’Allah les agrée), bien qu’ils concernent le cas où l’on projette un taḥlîl sans le rendre public ni s’accorder explicitement dessus, prouvent clairement qu’il s’agit bien là du taḥlîl ; et l’époux muḥallil ainsi visé est celui qui a été maudit par la langue du Messager d’Allah ﷺ. Les Compagnons du Messager d’Allah sont, en effet, les plus savants de son intention et de son objectif, surtout lorsqu’ils rapportent un ḥadith et l’expliquent selon son sens manifeste. De plus, on ne sait pas qu’un seul Compagnon ait distingué un taḥlîl d’un autre ni qu’il ait toléré l’une quelconque de ses formes, alors même qu’une femme divorcée trois fois – telle l’épouse de Rifâʿa al-Qurazî – se présentait à lui, puis à ses califes, des périodes durant, pour retourner auprès de son mari, et ils l’en empêchaient. Si le taḥlîl avait été permis, le Messager d’Allah ﷺ l’y aurait orientée, car elle n’aurait pas manqué de trouver quelqu’un prêt à jouer ce rôle si la pratique avait été légale. Il ajouta : Les preuves attestant que ces aḥâdîth prophétiques visent bel et bien le taḥlîl, même lorsque la condition n’est pas insérée dans l’acte, sont extrêmement nombreuses ; ce n’est pas ici l’endroit pour les exposer. Fin de citation. ⦗Ighâthat al-Lahfân 1/412⦘ (2).
(1) «Bayan al-Dalil», pp. 351-353. Éd. Salafi. (2) Voir : «Bayan al-Dalil», pp. 135-136, 405.
تزوجتها أحلها لزوجها، لم يأمرني، ولم يعلم؟ قال: لا، إلا نكاح رغبة، إن أعجبتك أمسكتها، وإن كرهتها فارقتها، وإن كنا لنعد هذا على عهد رسول الله ﷺ سفاحًا. ذكره شيخ الإسلام في «إبطال التحليل») [إغاثة اللهفان ١/ ٤١٠] (١). ٩٩٥ - نكاح التحليل: - قال ابن القيم: (قال شيخ الإسلام: وهذه الآثار عن عمر وعثمان وعلي وابن عباس وابن عمر (رضي الله عنها)، مع أنها نصوص فيما إذا قصد التحليل ولم يظهره، ولم يتواطآ عليه، فهي مُبَيّنة أن هذا هو التحليل، وهو المحلل الملعون على لسان رسول الله ﷺ، فإن أصحاب رسول الله ﷺ أعلم بمراده ومقصوده، لا سيما إذا رووا حديثًا وفسروه بما يوافق الظاهر، هذا مع أنه لم يعلم أن أحدًا من أصحاب رسول الله ﷺ فرق بين تحليل وتحليل، ولا رخص في شيء من أنواعه، مع أن المطلقة ثلاثًا ــ مثل امرأة رفاعة القرظي ــ قد كانت تختلف إليه المدة الطويلة وإلى خلفائه، لتعود إلى زوجها، فيمنعونها من ذلك، ولو كان التحليل جائزًا لدلها رسول الله ﷺ على ذلك، فإنها لم تكن تعدم من يحللها لو كان التحليل جائزًا. قال: والأدلة الدالة على أن هذه الأحاديث النبوية قصد بها التحليل وإن لم يشترط في العقد كثيرة جدًا، ليس هذا موضع ذكرها. انتهى) [إغاثة اللهفان ١/ ٤١٢] (٢).
(١) «بيان الدليل» (٣٥١ - ٣٥٣. ط: السلفي). (٢) انظر: «بيان الدليل» (١٣٥ - ١٣٦، ٤٠٥)