Messager d’Allah. » Il répondit : « Il s’agit du muhallil ; qu’Allah maudisse le muhallil et celui pour qui il l’est. »
Al-Hâkim l’a rapporté dans son Ṣaḥîḥ, par la voie d’al-Layth ibn Saʿd, de Mishraḥ ibn Hāʿān, d’après ʿUqba ibn ʿĀmir, puis il en a donné le texte intégral.
Ce ḥadith a été critiqué pour trois raisons… La troisième tient à ce qu’a rapporté al-Jawzajânî dans sa notice : on reprochait vivement à ʿUthmân ce ḥadith…
À propos de cette troisième critique, Shaykh al-Islâm dit : « Le rejet de ce ḥadith sous prétexte qu’il viendrait seulement de ʿUthmân n’est pas fondé. Cela provient de l’idée qu’il serait le seul à le transmettre d’al-Layth ; on a pensé qu’il avait peut-être commis une erreur, puisque les autres élèves d’al-Layth ne le rapportent pas. Certains compilateurs imaginent en effet que lorsqu’un ḥadith n’est transmis d’un shaykh que par un élève peu connu, il devient pour cela “isolé” et donc défectueux. Or cette objection n’a pas lieu d’être ici pour deux raisons :
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Abû Ṣâliḥ, le secrétaire d’al-Layth, l’a confirmé. Nous le tenons, selon la chaîne d’Abû Bakr al-Qaṭîʿî : Jaʿfar ibn Muḥammad al-Firyâbî m’a rapporté — al-ʿAbbâs, connu sous le nom d’Abû Farîq, nous a rapporté — Abû Ṣâliḥ m’a rapporté — al-Layth… et il l’a cité. Al-Dâraqutnî l’a également transmis dans ses Sunan : Abû Bakr al-Shâfiʿî — Ibrâhîm ibn al-Haytham nous a informés — Abû Ṣâliḥ… et il l’a mentionné.
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ʿUthmân ibn Ṣâliḥ al-Maṣrî est [thiqah] (1). Al-Bukhârî rapporte de lui dans son Ṣaḥîḥ ; Ibn Maʿîn et Abû Ḥâtim al-Râzî rapportent aussi de lui. Abû Ḥâtim dit : « C’est un shaykh vertueux, sûr dans sa transmission. » On lui demanda : « Était-il soufflé lorsqu’il rapportait ? » Il répondit : « Non. » Un narrateur de cette trempe est