de son pays, qu’il ne prenne pas une autre épouse, ou qu’il ne se procure pas de concubine. Notre shaykh a ajouté : ou, s’il se marie [par-dessus elle], qu’elle puisse prononcer elle-même son divorce ; la clause est alors valide. S’il y contrevient, elle dispose du droit de résilier le mariage, ainsi qu’il l’a explicitement affirmé, tout comme pour la stipulation d’une majoration de la dot, d’un paiement dans une monnaie déterminée, ou de la condition lui interdisant de voyager avec un esclave loué. Plusieurs auteurs rapportent une position selon laquelle il ne lui est pas permis de voyager, dans un cas de ce type. Notre shaykh a dit : s’il l’a trompée, qu’il est parti en voyage avec elle, puis qu’elle en vient à le détester, on ne la contraint pas à rester avec lui. ⦗Al-Furûʿ 5/211-212 (8/259)⦘.
990 – S’il a stipulé qu’elle résiderait dans la maison de son père, puis qu’elle réclame un logement indépendant :
Ibn Muflih dit : « Notre shaykh, à propos d’un homme qui avait posé comme condition qu’elle habiterait la demeure de son père et qu’elle y a effectivement habité, puis qu’elle demande à vivre séparément alors qu’il en est incapable, a déclaré : il n’est pas tenu de ce qu’il ne peut assumer. Et même s’il en avait la capacité, elle n’a, selon « M » et l’un des deux avis rapportés de l’imâm Aḥmad et d’autres, aucun droit au-delà de ce qui lui avait été stipulé. » ⦗Al-Furûʿ 5/213 (8/261)⦘.
991 – Si un tuteur marie sa pupille à un homme à condition que celui-ci lui donne sa propre pupille en mariage, et qu’il accepte sans dot :
Ibn Muflih a dit : « Si un tuteur marie sa pupille à un homme à la condition que celui-ci lui marie sa (propre) pupille, et qu’il accepte… »