sur les khuffayn (chaussons de cuir) lorsqu’on ne les a enfilés que pour profiter du masḥ (essuyage rituel). Si l’on procède malgré tout à cet essuyage, il n’est pas valable et l’on doit systématiquement reprendre la prière. La dérogation ne s’applique qu’à celui qui a chaussé les khuffayn par nécessité – le froid, le voyage à monture, etc. – et qui les essuie en raison de la gêne qu’il y aurait à les retirer. Les autres juristes ont divergé de l’avis mâlikite sur ce point, mais l’interdiction demeure conforme aux principes de ceux qui tiennent compte des finalités (maqāṣid).
Notre maître a dit : si le stratagème aboutit à faire tomber le droit d’autrui – par exemple qu’un homme ait des rapports avec l’épouse de son père ou de son fils pour que leur mariage soit dissous, ou qu’une femme ait un contact charnel avec le fils ou le père de son mari chez ceux qui considèrent qu’un tel contact rend la femme interdite –, ces subterfuges sont comparables à la destruction d’un bien par meurtre ou usurpation ; on ne peut en annuler les effets. En effet, l’inviolabilité de la femme relève ici du droit d’Allah ; elle entraîne implicitement la rupture du mariage, et les actes qui génèrent une interdiction n’exigent ni raison, a fortiori aucune intention consciente.
Il en va de même pour celui qui ruse afin de rendre un liquide impur : la souillure des liquides par mélange, tout comme l’interdiction d’alliance matrimoniale par le contact charnel, sont des statuts fondés sur des réalités sensibles ; aussi, tant que ces causes subsistent, les jugements qu’elles induisent ne disparaissent pas.
Je dis (1) : telle fut d’abord l’opinion du shaykh, puis il revint à l’idée que l’interdiction d’alliance ne naît pas d’un contact charnel illicite. Dès lors, l’exemple devient le suivant : sa fille adulte ou sa servante allaite son épouse mineure afin que le mariage soit annulé. Ici, la dissolution du lien ne dépend ni du discernement ni de l’intention ; même si la nourrice était démente, l’interdiction s’établirait. C’est comme jeter dans son liquide de quoi le souiller.
Il a encore dit : si le stratagème consiste en un acte qui conduit à rendre licite quelque chose pour soi ou pour autrui, tel que tuer
(1) L'auteur : Ibn al-Qayyim.
على الخفين إذا لبسهما لنفس المسح، فلو مسح لذلك لم يجزه، وعليه إعادة الصلاة أبدًا، وإنما تثبت الرخصة في حق من لبسهما لحاجة، كالبرد والركوب ونحوهما، فيمسح عليهما لمشقة النزع، وخالفهم باقي الفقهاء في ذلك، والمنع جار على أصول من راعى المقاصد.
قال شيخنا: وإن كان يفضي إلى سقوط حق غيره، مثل أن يطأ امرأة أبيه أو ابنه لينفسخ نكاحه، أو مثل أن تباشر المرأة ابن زوجها أو أباه عند من يرى ذلك موجبا للتحريم، فهذه الحيل بمنزلة الإتلاف للملك بقتل أو غصب، لا يمكن إبطالها، لأن حرمة المرأة بهذا السبب حق الله تعالى، يترتب عليه فسخ النكاح ضمنًا، والأفعال الموجبة للتحريم لا يعتبر لها العقل فضلًا عن القصد.
وهذا بمنزلة أن يحتال على نجاسة مائع، فإن تنجيس المائعات بالمخالطة، وتحريم المصاهرة بالمباشرة أحكام تثبت بأمور حسية، فلا ترفع الأحكام مع وجود تلك الأسباب.
قلت (١): هذا كان قول الشيخ أولا، ثم رجع إلى أن تحريم المصاهرة لا يثبت بالمباشرة المحرمة، وحينئذ فصورة ذلك: أن ترضع ابنته الكبيرة أو أمته امرأته الصغيرة لينفسخ نكاحها، فإن فسخ النكاح ههنا لا يتوقف على العقل ولا على القصد، بل لو كانت المرضعة مجنونة يثبت التحريم، فهو بمنزلة أن يلقي في مائعه ما ينجسه.
قال: وإن كانت الحيلة فعلًا يفضي إلى تحليل له أو لغيره، مثل أن يقتل
(١) القائل: ابن القيم.