979 – Subterfuges destinés à régulariser un mariage invalide ;
980 – Subterfuges visant à rompre un mariage ;
981 – Subterfuges employés pour rendre une femme licite à son premier mari ou à un autre ;
982 – Le meurtre du mari dans le but de rendre la femme licite à soi-même ou à autrui ;
983 – Et la confirmation de l’interdiction d’affinité par un acte charnel illicite.
Ibn al-Qayyim rapporte : « Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya a dit : Le fait d’autoriser les ḥiyal (ruses juridiques) contredit manifestement le principe de sadd al-dharâʾiʿ (le blocage des moyens menant à l’illicite). En effet, le Législateur ferme toute voie possible menant à l’interdit, tandis que le rusé cherche à l’atteindre par tous les moyens possibles. C’est pourquoi, dans la vente, l’échange monétaire, le mariage et d’autres contrats, le Législateur a posé des conditions dont certaines visent à fermer la porte au ribâ (l’usure) et au zinâ (la fornication) et, par là même, à parfaire l’objectif de ces contrats. Il n’a pas permis que le rusé s’en affranchisse extérieurement. Celui qui veut contourner ce qu’a prohibé la Loi sacrée, en accomplissant ces actes tout en y joignant une autre ruse censée, selon lui, le mener exactement à ce dont le Législateur a fermé l’accès, réduit ces conditions à néant : elles ne conservent plus ni utilité ni réalité, mais deviennent semblables à un jeu stérile, un détour inutile vers l’objectif convoité.
Il dit encore : Considère l’exemple du droit de shufʿa (préemption). Le Législateur a permis au copropriétaire d’arracher la part vendue à celui qui l’a achetée. Or, le Législateur ne retire jamais un bien à son propriétaire, moyennant un prix ou autre chose, si ce n’est pour un intérêt prépondérant. Ici, l’intérêt réside dans le fait de compléter l’immeuble au profit du copropriétaire ; ainsi disparaît le préjudice lié au partage et à la gestion commune. Ce complément ne lèse pas le vendeur, car son objectif — le prix — lui revient de l’acheteur, qu’il soit copropriétaire ou étranger. Par conséquent, celui qui ourdit une ruse pour faire tomber ce droit contredit l’intention du Législateur et s’oppose à Son jugement. Le Législateur dit : « Non… »