et c’est, du reste, l’avis que tranche catégoriquement Al-Mughnī pour la seconde hypothèse évoquée dans la question précédente(1). Notre shaykh l’a lui aussi retenu, estimant qu’il constitue l’énoncé explicite d’Aḥmad dans la plupart de ses réponses, qu’il correspond à la doctrine d’Abû Ḥanîfa et de Mâlik, et que, selon la majorité, la version contraire rapportée d’Aḥmad ne reposait pas sur la filiation, mais sur le fait que ces personnes n’avaient adopté cette religion que pour se permettre ce qu’elles convoitaient – le vin et assimilés. ⦗Al-Furūʿ 5/207 (8/253-254)⦘(2).
977 – Avoir un rapport avec celle dont le mariage est interdit au titre de la propriété (milku’l-yamîn)
Ibn Mufliḥ dit : « Celle dont le mariage est illicite, il est également illicite d’avoir avec elle un rapport au titre de la propriété légale ; notre shaykh l’a toutefois autorisé, comme dans le cas d’une esclave issue des Gens du Livre. » ⦗Al-Furūʿ 5/210 (8/258)⦘(3).
978 – En Paradis, aucune interdiction quant au nombre de femmes ni à la réunion avec les parentes prohibées et autres
Ibn Mufliḥ rapporte : « En Paradis, ni l’augmentation du nombre (d’épouses) ni le fait d’être uni à ses proches parentes ou à d’autres ne sont prohibés. Ainsi l’a affirmé notre shaykh. » ⦗Al-Furūʿ 5/210 (8/258)⦘(4).
(1) Dans sa Hâshiya sur al-Furû‘, Ibn Qundus précise qu’il a tranché, dans al-Mughni et selon la seconde version du point précédent (concernant l’hypothèse où un seul parent n’est pas issu des gens du Livre), en excluant toute interdiction même si les deux parents sont non scripturaires. Il ne mentionne toutefois cette version qu’à propos du mariage – lorsqu’il écrit « et d’après lui : non dans la première [position] » – sans l’expliciter pour la question du sacrifice. Pour autant, sa formule « la majorité considère interdit le mariage » semble indiquer qu’il y maintient ce même point de vue, ce qui reviendrait à admettre à la fois mariage et sacrifice, en opposition à l’avis majoritaire. Cela soulève un problème méthodologique : selon lui, un avis contraire à la majorité relève d’un ijtihâd (opinion juridique) et non d’une simple transmission (riwâya), alors même qu’il affirme ailleurs, dans sa Khutba, qu’une riwâya reste valide sans être nécessairement explicitée.
(2) al-Fatâwa, vol. 7, p. 55-56 et vol. 35, p. 223-224.
(3) al-Fatâwa, vol. 32, p. 182-186.
(4) al-Ikhtiyârât, p. 314.
وجزم به في «المغني» على الثانية في التي قبلها (١)، واختاره شيخنا اعتبارًا بنفسه، وأنه منصوص أحمد في عامة أجوبته، وأنه مذهب «هـ م»، والجمهور أن قول أحمد في الرواية الأخرى لم يكن لأجل النسب، بل لأنهم لم يدخلوا إلا فيما يشتهونه من الخمر ونحوه) [الفروع ٥/ ٢٠٧ (٨/ ٢٥٣ - ٢٥٤)] (٢).
٩٧٧ - وطء من حرم نكاحها بملك اليمين:
- قال ابن مفلح: (ومن حرم نكاحها حرم وطؤها بملك اليمن، وجَوَّزه شيخنا، كأمة كتابية) [الفروع ٥/ ٢١٠ (٨/ ٢٥٨)] (٣).
٩٧٨ - لا يحرم في الجنة زيادة العدد والجمع بين المحارم وغيره:
- قال ابن مفلح: (ولا يحرم في الجنة زيادة العدد والجمع بين المحارم وغيره. ذكره شيخنا) [الفروع ٥/ ٢١٠ (٨/ ٢٥٨)] (٤).
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: جزم في «المغني» بعدم التحريم فيما إذا كان أبواه غير كتابيين على الثانية، أي: الرواية الثانية في المسألة التي قبل هذه المسألة، وهي: ما إذا كان أحد أبويه غير كتابي، فعلى هذا: تكون مسألة إذا كان أبواه غير كتابيين كمسألة ما إذا كان أحد أبويه غير كتابي، لكن المصنف لم يصرح بذكر رواية في الذبيحة، إنما ذكر الرواية في مناكحتهم بقوله: «وعنه: لا في الأولة» وأخذ الرواية في قوله: «فالأشهر تحريم مناكحتهم» فيكون خلاف الأشهر رواية: يحل النكاح والذبيحة، مشكلٌ فإن خلاف الأشهر عنده قول، لا رواية على ما ذكره في الخطبة، والرواية ثابتة وإن لم يصرح بها).
(٢) «الفتاوى» (٧/ ٥٥ - ٥٦؛ ٣٥/ ٢٢٣ - ٢٢٤).
(٣) «الفتاوى» (٣٢/ ١٨٢ - ١٨٦).
(٤) «الاختيارات» (٣١٤).