972 – La belle-fille (ar-rabība)
– Ibn Kathîr rapporte : « Ibn Abî Hâtim a dit : “Abû Zurʿa nous a transmis, Ibrâhîm ibn Mûsâ nous a transmis, Hishâm — c’est-à-dire Ibn Yûsuf — nous a informés d’après Ibn Jurayj, lequel a dit : Ibrâhîm ibn ʿUbayd ibn Rafîʿa m’a relaté que Mâlik ibn Aws ibn al-Hadathân a déclaré : ‘J’avais une épouse qui mourut après m’avoir donné un enfant, et j’en fus fort affligé. ʿAlî ibn Abî Tâlib me rencontra et me dit : — Qu’as-tu ? Je répondis : — Mon épouse est décédée. Il demanda : — Avait-elle une fille ? Je répondis : — Oui, elle est à Tâʾif. Il dit : — Était-elle élevée chez toi ? Je répondis : — Non, elle se trouve à Tâʾif. Il dit alors : — Épouse-la. Je répliquai : — Et que fais-tu du verset où Allah — Exalté soit-Il — dit : ﴿… et vos belles-filles qui sont sous votre tutelle ﴾ [An-Nisâʾ : 23] ? Il répondit : — Elle n’a jamais été sous ta tutelle ; l’interdiction ne vaut que lorsqu’elle a grandi chez toi.”’
« Cette chaîne de transmission menant jusqu’à ʿAlî ibn Abî Tâlib est solide et conforme aux critères de Muslim. Pourtant, l’avis qu’elle véhicule est extrêmement singulier. Dâwûd ibn ʿAlî al-Zâhirî et ses disciples l’ont retenu ; Abû al-Qâsim ar-Râfiʿî l’a également attribué à Mâlik — qu’Allah lui fasse miséricorde — ; Ibn Hazm l’a adopté ; et mon shaykh, le hâfid Abû ʿAbd Allah adh-Dhahabî, m’a rapporté qu’il l’avait soumis à l’imâm Taqiyy ad-Dîn Ibn Taymiyya — qu’Allah lui fasse miséricorde —, lequel trouva la question épineuse et s’abstint de trancher. Allah est plus savant. » ⦗Tafsîr al-Qurʾân al-ʿAẓîm 2/252, s. An-Nisâʾ : 23⦘.
973 – Cumuler deux sœurs ou assimilées en présence d’un lien de lait
– Ibn Mufliḥ écrit : « Il est illicite de contracter simultanément un mariage réunissant deux sœurs … ainsi que toute paire de femmes dont, si l’une était un homme et l’autre une femme, l’union serait interdite. Aḥmad a dit : “Le frère utérin du père d’une femme a le même statut que son propre oncle maternel — fût-ce avec le consentement des deux intéressées —, que le lien provienne de la parenté naturelle ou du lait.” Notre shaykh n’est pas de cet avis, car la séparation … »
٩٧٢ - الربيبة:
- قال ابن كثير: (وقال ابن أبي حاتم: حدثنا أبو زرعة، حدثنا إبراهيم بن موسى، أنبأنا هشام ــ يعني ابن يوسف ــ، عن ابن جريج، حدثني إبراهيم بن عبيد بن رفاعة، أخبرني مالك بن أوس بن الحدثان، قال: كانت عندي امرأة فتوفيت، وقد ولدت لي، فوجِدت عليها، فلقيني علي بن أبي طالب فقال: مالك؟ فقلت: توفيت المرأة. فقال علي: لها ابنة؟ قلت: نعم، وهي بالطائف. قال: كانت في حجرك؟ قلت: لا هي بالطائف. قال: فانكحها. قلت: فأين قول الله – Exalté soit-Il –: ﴿وَرَبَائِبُكُمُ اللَّاتِي فِي حُجُورِكُمْ﴾ [النساء: ٢٣]؟ قال: إنها لم تكن في حجرك، إنما ذلك إذا كانت في حجرك.
هذا إسناد قوي ثابت إلى علي بن أبي طالب، على شرط مسلم، وهو قول غريب جدًّا، وإلى هذا ذهب داود بن علي الظاهري وأصحابه، وحكاه أبو القاسم الرافعي عن مالك ــ (رحمه الله) ــ واختاره ابن حزم، وحكى لي شيخنا الحافظ أبو عبد الله الذهبي أنه عَرَض هذا على الشيخ الإمام تقي الدين ابن تيمية ــ (رحمه الله) ــ فاستشكله، وتوقف في ذلك، والله أعلم) [تفسير القرآن العظيم ٢/ ٢٥٢ (سورة النساء: ٢٣)].
٩٧٣ - الجمع بين الأختين ونحوهما مع الرضاع:
- قال ابن مفلح: (يحرم جمعه بنكاح بين أختين ... وبين كل امرأتين لو كانت إحداهما ذكرًا والأخرى أنثى حرم نكاحه، قال أحمد: خال أبيها بمنزلة خالها ــ ولو رضيتا ــ بنسب أو رضاع، وخالف فيه شيخنا؛ لأن تفريق