issus de la fornication de l’époque antéislamique à leurs pères ; cette version est rapportée par deux chaînes. Le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a toutefois statué que « l’enfant appartient au lit conjugal », et il dit : « Ô Sawda, voile-toi devant lui. »
Un groupe de savants a fait valoir que la fornication constitue, en elle-même, un acte générateur d’interdiction matrimoniale, par analogie :
– à l’allaitement : si l’on usurpe le lait d’une femme et que l’on en nourrit un enfant, l’interdiction de parenté de lait s’établit ;
– au coït anal ou au rapport pendant les menstrues ;
– au cas d’une femme qui s’est alimentée d’un lait provoqué par l’acte sexuel – le « lait du géniteur » – ; à plus forte raison, l’être humain formé de sa semence devrait créer l’interdiction ;
– enfin, la fille d’une femme soumise au liʿân, d’une zoroastrienne, d’une apostate ou d’une femme répudiée trois fois devient illicite, alors même que les effets du mariage n’existent plus.
Ibn Razîn rapporte que, sous un certain aspect, cette interdiction ne se diffuse pas, et, selon notre shaykh, elle ne se diffuse pas du tout (1). Ce dernier subordonne néanmoins la question à la repentance, même dans le cas de la sodomie ; il déclare également interdite la fille née d’une fornication, tandis qu’un rapport commis par erreur avec sa propre fille ne fait pas naître d’affinité prohibitive, car il ne l’a ni prise pour épouse ni rendu public un mariage (2).
Sont donc prohibées – au nombre de quatre (3) – :
1. l’épouse de son père ;
2. l’épouse de tout autre aïeul, même de lait ;
3. l’épouse de son fils ;
4. l’épouse de tout descendant, si éloigné soit-il ;
… par le seul contrat de mariage, quand bien même l’union de son père mécréant aurait été invalide. C’est l’avis cité par notre shaykh «ʿ», à l’exclusion toutefois de leurs filles et de leurs mères.) ⦗Al-Furūʿ 5/194-195 (8/237-238)⦘ (4).
(1) Dans l’édition première : « يُنشر ». L’éditeur note en bas de page que, d’après le manuscrit d’al-Azhar, on lit « لا ينشر », lecture qu’on reconnaît comme exacte, conformément à ce que l’on trouve dans al-Ikhtiyārāt d’al-Baʿlī et al-Inṣāf d’al-Mardawī.
(2) Selon Ibn Qudam dans sa Ḥachiyya sur al-Furūʿ : « Sa formule “wa lam yuʿlin nikāḥan” (et il n’a pas annoncé un mariage) complète la suite de la justification exposée précédemment. On entend : parce qu’il ne l’a pas prise comme épouse et parce qu’il n’a pas annoncé de nikāḥ. »
(3) Encore dans la Ḥachiyya d’Ibn Qudam : « Le mot “arbaʿ” (quatre) est le sujet du verbe “yaḥramu biṣ-ṣāhir” (il est interdit par le lien de l’alliance), c’est-à-dire : “quatre sont interdits par le lien d’alliance contracté.” » Dans la marge de l’édition initiale, d’après le manuscrit d’al-Azhar, on précise que “arbaʿ” se rapporte au verbe précédent « wa yaḥramu biṣ-ṣāhir min malik aw shubhah », suivi de l’énumération des quatre; la formule qui précède “arbaʿ”, « wa lam yuʿlin nikāḥan », fait partie de la continuation de l’explication du shaykh auteur, à savoir Shaykh Taqī al-Dīn.
(4) Voir : al-Ikhtiyārāt, p. 305.
الزنا في الجاهلية بآبائهم، يروى ذلك من وجهين، وقد قضى النبي ﷺ بالولد للفراش، وقال: «احتجبي منه يا سودة».
واحتج جماعة بأنه فعل يوجب تحريمًا، كالرضاع إذا غصب لبنها وأرضع طفلًا نشر الحرمة، وكالوطء في دبر وحيض، وكالمتغذية بلبن ثار بوطئه، وهو لبن الفحل، فالمخلوقة من مائه أولى، وكما تحرم بنت ملاعنة ومجوسية ومرتدة ومطلقة ثلاثًا مع عدم أحكام النكاح.
وذكر ابن رزين: لا ينشر في وجه، وعند شيخنا: لا ينشر (١)، واعتبر في موضع التوبة حتى في اللواط، وحرم بنته من زنا، وأن وطأه بنته غلطًا لا ينشر، لكونه لم يتخذها زوجة، ولم يعلن نكاحًا (٢) ـ أربعٌ (٣):
زوجة أبيه وكل جد ولو برضاع، وزوجة ابنه كذلك وإن نزل، بالعقد، ولو كان نكاح الأب الكافر فاسدًا، ذكره شيخنا «ع» دون بناتهن وأمهاتهن) [الفروع ٥/ ١٩٤ - ١٩٥ (٨/ ٢٣٧ - ٢٣٨)] (٤).
(١) في ط ١: (ينشر)، وقال محققها في الحاشية: (في مخطوط الأزهر: «لا ينشر»)، وهو الصواب كما في «الاختيارات» للبعلي، و «الإنصاف» للمرداوي.
(٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (قوله: «ولم يعلن نكاحا» من تتمة التعليل الذي قبله، والتقدير: لكونه لم يتخذها زوجة، ولكونه لم يعلن نكاحا).
(٣) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (قوله: «أربع» فاعل: «يحرم بالصهر» أي: يحرم بالصهر أربع بالعقد).
وفي هامش ط ١: (بهامش مخطوط الأزهر ما يأتي: قوله: «أربع» هو فاعل قوله قبل ذلك: «ويحرم بالصهر من ملك أو شبهة» «أربع» ثم عدد الأربع، وقوله قبل لفظ أربع: «ولم يعلن نكاحا» من تتمة تعليل شيخ المصنف، وهو الشيخ تقي الدين).
(٤) انظر: «الاختيارات» (٣٠٥).