– Ibn Mufliḥ rapporte : « Imam Aḥmad – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit dans son ouvrage “Ṭāʿat ar-Rasūl” : pour ce qui est de l’épouse du fils de lait, on se réfère à la parole prophétique : “Il est illicite par l’allaitement ce qui l’est par la filiation.”
Ḥanbal rapporte encore ceci : l’union conclue par le fils issu du lait d’un homme est assimilée à celle de son fils charnel ; j’ai interprété cela à la lumière de la sentence : “Il est interdit par l’allaitement ce qui l’est par la filiation”, ainsi qu’à la lumière du ḥadith d’Abû al-Qaʿîs.
Notre shaykh ajoute : le Législateur n’a pas dit : « ce qui est interdit par l’affinité ». Ainsi, la mère de son épouse par allaitement, l’épouse de son père ou de son fils de lait qui ne l’a pas allaité, ou encore la fille de son épouse nourrie d’un autre lait, sont interdites par affinité et non par filiation ; or, entre lui et elles, il n’existe ni parenté ni affinité : il n’y a donc pas d’interdiction.) ⦗Al-Furūʿ 5/193-194 (8/236-237)⦘ (1).
970 – L’acte sexuel illicite ou commis par erreur ne fait pas naître l’interdiction d’affinité.
971 – L’interdiction concernant l’épouse du père issue d’un mariage invalide.
– Ibn Mufliḥ déclare : « L’affinité entraîne une interdiction lorsqu’il s’agit d’une femme possédée ou d’un rapport suspect – fût-ce par pénétration anale – ; c’est ce qu’affirment al-Mustawʿab, al-Mughnī et at-Targhīb. D’autres estiment le contraire. Bishr b. Mūsā (2) rapporte : “Cette opinion ne me plaît pas.” Al-Maymūnī cite encore : Allah n’a rendu illicite que ce qui était licite en apparence, tandis que le illicite reste distinct du licite. J’ai appris qu’on interrogea Abû Yûsuf au sujet d’un homme ayant forniqué avec une femme : “Son père peut-il voir ses cheveux ?” Il répondit : “Oui.” Puis il ajouta : “La chose m’étonne, car on l’a compare au licite, et c’est à cela qu’ils l’ont assimilée.” Al-Marwazī rapporte, à propos de la fille née de la fornication, que ʿUmar – qu’Allah l’agrée – rattacha les enfants
(1) Voir al-Ikhtiyārāt d’al-Baʿlī, p. 308.
(2) Comme dans l’édition 1 et le manuscrit ; dans l’édition 2, « ben Abī Mūsā » est incorrect.
- وقال ابن مفلح: (قال الإمام أحمد (رحمه الله) في «طاعة الرسول»: يرجع في حليلة الابن من الرضاعة إلى قوله: «يحرم من الرضاع ما يحرم من النسب».
ونقل حنبل: نكاح ابن الرجل من لبنه بمنزلة نكاح ابنه من صلبه، تأولت فيه: «يحرم من الرضاع ما يحرم من النسب» وحديث أبي القعيس.
وقال شيخنا: ولم يقل الشارع: ما يحرم بالمصاهرة، فأم امرأته برضاع أو امرأة أبيه أو ابنه من الرضاعة التي لم ترضعه، وبنت امرأته بلبن غيره حرمن بالمصاهرة لا بالنسب، ولا نسب ولا مصاهرة بينه وبينهن فلا تحريم) [الفروع ٥/ ١٩٣ - ١٩٤ (٨/ ٢٣٦ - ٢٣٧)] (١).
٩٧٠ - وطء الحرام والشبهة لا ينشر تحريم المصاهرة:
٩٧١ - وتحريم زوجة الأب بنكاح فاسد:
- قال ابن مفلح: (ويحرم بالصهر من ملك أو شبهة ــ ولو بوطء دبر، ذكره في «المستوعب» و «المغني» و «الترغيب»، وقيل: لا، ونقل بشر بن موسى (٢): لا يعجبني. ونقل الميموني: إنما حرم الله الحلال على ظاهر الآية، والحرام مباين للحلال، بلغني أن أبا يوسف سئل عمن فجر بامرأة: هل لأبيه نظر شعرها؟ قال: نعم. قال: ما أعجب هذا بشبهة بالحلال، وقاسوه عليه. ونقل المروذي في بنته من الزنا: عمر (رضي الله عنه) ألحق أولاد
(١) انظر: «الاختيارات» للبعلي (٣٠٨).
(٢) كذا في ط ١ والمخطوط, وفي ط ٢: (بن أبي موسى) خطأ.