Et dans ʿUyûn al-Masâʾil, il est affirmé sans restriction que la thayyib (femme non vierge) est tenue pour véridique, car elle n’est normalement donnée en mariage qu’avec son accord explicite ; à la différence de la bikr (vierge), que son père peut marier sans son consentement. Tel est son propos, lequel implique que la question se limite au cas d’une vierge mariée par son père, à propos de laquelle nous avons admis qu’il peut la contraindre.
On peut appliquer la même démarche lorsque le tuteur prétend qu’elle a donné son autorisation. Notre shaykh précise que l’on retient alors sa propre déclaration ; ainsi, si elle affirme avoir consenti et que ses héritiers le contestent, on la croit.
Al-Rawḍa rapporte : si le tuteur allègue qu’elle a consenti et la marie, le contrat est valide lorsqu’elle ratifie ses dires ; dans le cas contraire, elle prête serment et le mariage est rompu. Et l’auteur d’ajouter : à mon avis, le tuteur doit faire établir un témoignage pour que, si elle venait à se rétracter, il n’ait pas à rechercher une preuve. Allah sait mieux. ⦗Al-Furûʿ 5/191-192 ; 8/234-235⦘ (1)