958 – Lorsque la femme a été contrainte mais qu’elle a, de son côté, désigné un prétendant socialement équivalent :
959 – Et le grand-père dispose, au même titre que le père, du droit de contrainte :
Ibn Mufliḥ a dit : « Lorsqu’une femme est contrainte, doit-on tenir compte du prétendant de condition équivalente (kuf’) qu’elle a choisi – tel est l’avis apparent de l’école, rapporté par notre shaykh (W : Sh) – ou bien de celui qu’indique le tuteur ? Deux opinions sont rapportées à ce sujet.
Abû Ṭâlib rapporte : si la jeune fille souhaite épouser un homme tandis que le tuteur en préfère un autre, on suit son inclination. Al-Wâḍiḥ mentionne encore une autre transmission selon laquelle le grand-père exerce, comme le père, le droit de contraindre ; c’est l’opinion retenue par notre shaykh. » [Al-Furûʿ 5/172-173 (8/208)] (1)
960 – La femme qu’elle a affranchie est assimilée, pour la tutelle matrimoniale, à son esclave :
Ibn Mufliḥ a dit : « Sa femme affranchie est, à son égard, comme son esclave – avis choisi par Ibn Abî al-Ḥajar et par notre shaykh, et qui est également l’opinion manifeste d’Al-Khirâqî – pourvu qu’elle en fasse la demande et y consente ; selon une transmission, nous disons même qu’elle peut exercer la tutelle pour elle. » [Al-Furûʿ 5/176 (8/213)] (2)
961 – Le gouverneur de la ville, ou le notable qui la représente, devient tuteur d’une femme lorsqu’elle ne possède aucun tuteur agnatique :
Ibn Mufliḥ a dit : « Celui qui a le plus droit d’être tuteur dans le mariage d’une femme libre est son père, puis le père de celui-ci, même plus éloigné, ensuite son fils, fût-il plus éloigné – certains disent : l’ordre inverse… Viennent ensuite son frère germain, puis son frère consanguin, position choisie par Abû Bakr et un groupe de savants ; d’après un autre avis de l’imâm, ils sont placés sur un pied d’égalité, opinion retenue par la majorité… Puis le maître affranchisseur, ensuite l’agnat le plus proche ; d’autres avancent que le père de l’affranchie est prioritaire sur son fils ; viennent enfin le sultan ou son délégué. L’imâm Aḥmad (qu’Allah lui fasse miséricorde) a déclaré : « Dans ce cas, le qâḍî m’est plus cher que l’émir. » Et, dans une autre version : « ou le gouverneur de la ville. »