car la « muḍiḥa » en fournit la preuve, et notre maître n’a pas jugé qu’on pût s’en tenir là. » [Al-Furûʿ : 1/151 (1/183)] (1). 35 – Statut d’une légère saleté sous l’ongle et assimilés lorsqu’elle empêche l’eau d’atteindre la peau : Ibn Mufliḥ déclare : « Si un mince dépôt — telle une souillure sous l’ongle ou semblable — fait obstacle à l’arrivée de l’eau, deux avis sont rapportés quant à la validité de son état de pureté «و: هـ» (2) ; «و: ش» expose ces deux positions. On a encore dit : la purification demeure valable pour celui à qui il est difficile de l’éviter. Notre maître étend cette indulgence à toute trace minime, où qu’elle se trouve — sang coagulé, pâte, etc. — et il opte pour la dispense. » [Al-Furûʿ : 1/154 (1/187)] (3). 36 – Allongement de la « gharrah » (laver au-delà des coudes et des chevilles lors du wuḍûʾ) : Ibn al-Qayyim dit : « Cette question est connue sous le nom d’“allongement de la gharrah”, bien que, à l’origine, la gharrah concerne uniquement le visage. Les juristes ont divergé à ce sujet, et l’imâm Aḥmad en rapporte deux versions : selon la première, il est recommandé de l’allonger ; tel est également l’avis d’Abû Ḥanîfa et d’al-Shâfiʿî, et c’est l’opinion qui a été privilégiée. »
(1) Je ne l’ai trouvé ni dans les ouvrages du Cheikh, ni dans ceux d’al-Ikhtiyarat, mais Cheikh al-Islam, dans son Sharh al-‘Umda (vol. 1, p. 190), indique que la partie blanche située au-dessus de l’oreille fait partie du ra’s (tête), puis précise : « car la al-mawḍiḥa (zone dégagée) est soumise à son jugement, or elle ne se trouve que sur le ra’s ou le wajh (visage) ; et puisque ce n’est pas sur le visage, elle appartient à la tête. » Fin de citation. Cette question soulève quelques difficultés et mérite un approfondissement. Al-Mardāwī, dans Al-Inṣāf (vol. 1, p. 351), rapporte : « Et Cheikh Taqī al-Dīn a dit qu’il est permis de se limiter à la partie blanche située au-dessus des deux oreilles sans tenir compte des cheveux, si l’on admet que l’essuyage d’une partie de la tête suffit. » Fin de citation. (2) L’astérisque n’apparaît pas dans la 1ʳᵉ édition ; il est ajouté dans la 2ᵉ édition. (3) Al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī (nᵒ 22).
بدليل الموضحة، ولم يُجوِّز شيخنا الاقتصار عليه) [الفروع: ١/ ١٥١ (١/ ١٨٣)] (١). ٣٥ - حكم وسخ الظفر اليسير ونحوه إذا منع وصول الماء: - قال ابن مفلح: (وإن منع يسير وسخ ظفر ونحوه وصول الماء ففي صحة طهارته «و: هـ» (٢) وجهان «و: ش»، وقيل: تصح ممن يشق تحرزه منه، وجعل شيخنا مثله كل يسير منع حيث كان، كدم، وعجين، واختار العفو) [الفروع ١/ ١٥٤ (١/ ١٨٧)] (٣). ٣٦ - إطالة الغرة (غسل ما زاد على المرفقين والكعبين في الوضوء): - قال ابن القيم: (هذه المسألة تُلَقَّب بمسألة إطالة الغُرّة، وإن كانت الغرة في الوجه خاصة. وقد اختلف الفقهاء في ذلك، وفيها روايتان عن الإمام أحمد: إحداهما: يستحب إطالتها، وبها قال أبو حنيفة والشافعي، واختارها
(١) لم أقف عليه في كتب الشيخ ولا في كتب «الاختيارات»، ولكن أشار شيخ الإسلام في «شرح العمدة» (١/ ١٩٠) إلى أن البياض الذي فوق الأذن هو من رأس، ثم قال: (لأن الموضحة يثبت حكمها فيه، وهي لا تكون إلا في رأس أو وجه، وليس من الوجه فتكون من الرأس) ا. هـ. وهذه المسألة فيها بعض الإشكال وهي بحاجة إلى مزيد تحرير، وقال المرداوي في «الإنصاف» (١/ ٣٥١): (وقال الشيخ تقي الدين: يجوز الاقتصار على البياض الذي فوق الأذنين دون الشعر، إذا قلنا يجزي مسح بعض الرأس) ا. هـ. (٢) الرمز غير موجود في ط ١، وهو مثبت من ط ٢. (٣) «الاختيارات» للبعلي (٢٢).