On lui demanda alors : « Si l’un des enfants du Prophète ﷺ venait à mourir — trois de ses filles sont effectivement décédées de son vivant et son fils Ibrâhîm également —, le Prophète en hériterait-il ? »
Il répondit : « L’adresse du verset vise la personne qui laisse un patrimoine (al-mûrith), non l’héritier ; ainsi, le fait que ses enfants entrent dans la portée du pronom collectif lorsqu’ils peuvent transmettre un héritage n’implique pas qu’ils y entrent lorsqu’ils sont eux-mêmes héritiers. »
On lui objecta : « Qu’en est-il alors du verset concernant les époux, où Allah dit : “Et à vous (hommes)…” et “Et à elles (femmes)…” (An-Nisâ’ : 12) ? »
Il répondit : « Seule Khadîja mourut à La Mecque avant la révélation de ce passage, et Zaynab la Hilâlite à Médine. Comment savoir que le verset était révélé à ce moment-là et qu’elle laissa des biens ? Par ailleurs, ce n’est pas parce que l’un des deux pronoms le comprend que l’autre le comprend nécessairement. » ⦗Al-Furūʿ 5/163-164 (8/198)⦘ (1).