On lui demanda alors : « Si l’un des enfants du Prophète ﷺ venait à mourir — trois de ses filles sont effectivement décédées de son vivant et son fils Ibrâhîm également —, le Prophète en hériterait-il ? »
Il répondit : « L’adresse du verset vise la personne qui laisse un patrimoine (al-mûrith), non l’héritier ; ainsi, le fait que ses enfants entrent dans la portée du pronom collectif lorsqu’ils peuvent transmettre un héritage n’implique pas qu’ils y entrent lorsqu’ils sont eux-mêmes héritiers. »
On lui objecta : « Qu’en est-il alors du verset concernant les époux, où Allah dit : “Et à vous (hommes)…” et “Et à elles (femmes)…” (An-Nisâ’ : 12) ? »
Il répondit : « Seule Khadîja mourut à La Mecque avant la révélation de ce passage, et Zaynab la Hilâlite à Médine. Comment savoir que le verset était révélé à ce moment-là et qu’elle laissa des biens ? Par ailleurs, ce n’est pas parce que l’un des deux pronoms le comprend que l’autre le comprend nécessairement. » ⦗Al-Furūʿ 5/163-164 (8/198)⦘ (1).
(1) Minhaj as-Sunna al-Nabawiyya, t. 4, p. 202-206, en abrégé.
فقيل له: لو مات أحد من أولاد النبي ﷺ ورثه كما ماتت بناته الثلاث في حياته ومات ابنه إبراهيم؟
فقال: الخطاب في الآية للمورث دون الوارث، فلا يلزم إذا دخل أولاده في كاف الخطاب؛ لكونهم مورثين أن يدخلوا إذا كانوا وارثين.
فقيل له: ففي آية الزوجين قال: ﴿وَلَكُمْ﴾، ﴿وَلَهُنَّ﴾ [النساء: ١٢]؟
فقال: لم تمت إلا خديجة بمكة قبل نزولها، وزينب الهلالية بالمدينة، ومن أين يعلم أنها كانت نزلت، وأنها خلفت مالا؟ ثم لا يلزم من شمول أحد الكافين له شمول الأخرى) [الفروع ٥/ ١٦٣ - ١٦٤ (٨/ ١٩٨)] (١).
(١) «منهاج السنة النبوية» (٤/ ٢٠٢ - ٢٠٦) باختصار.