– Aḥmad – dans la version rapportée par Abū Dāwūd – a dit : « Si quelqu’un prononce : “Toute femme que j’épouserai sera répudiée trois fois”, puis qu’il se marie effectivement, je ne lui ordonne pas de la quitter. S’il a des père et mère qui lui commandent de se marier, je lui enjoins de le faire ; de même s’il s’agit d’un jeune homme qui craint lʿanat (la contrainte sexuelle). Et si son père lui dit : “Épouse Untelle”, il lui est loisible d’épouser une autre. »
Cela concorde avec ce qu’a également rapporté al-Faḍl ibn Ziyād.
– Notre maître, Shaykh Taqiyy ad-Dīn, écrit dans ses « Questions relatives aux contrats » : « Il recommandait la piété scrupuleuse (waraʿ) par précaution, afin de se tenir à l’écart des choses douteuses ; or, quiconque évite les zones d’ombre préserve sa religion et son honneur – sauf lorsque la Loi l’ordonne à se marier, soit en raison de son besoin, soit sur l’injonction de ses parents. Dans ce cas, s’il s’en abstient, il devient pécheur : on ne fuit pas un doute en commettant une désobéissance. » Il illustra cela par la question d’un homme : « Mon père est mort en laissant des dettes ; il possède un bien d’origine équivoque et je répugne à régler les dettes avec cet argent. » Il lui répondit : « Laisseras-tu la responsabilité de ton père hypothéquée ? » Autrement dit, s’acquitter de la dette est obligatoire ; on ne délaisse pas un devoir sous prétexte d’éviter un soupçon. ⦗Al-Âdâb ash-sharʿiyya 1/474⦘ (1).
946 – Tenir pour licite le regard empreint de désir :
947 – Le regard lorsqu’on craint l’éveil du désir :
948 – Le regard porté sur un jeune imberbe :
– Ibn Mufliḥ déclare : « Il est interdit de regarder avec convoitise, et celui qui en proclame la licéité devient mécréant, selon un avis rapporté de notre maître. Celui-ci ajoute expressément : “et même lorsqu’on craint que le désir ne s’éveille”, point de vue qu’il a privilégié. Il mentionne encore l’avis de la majorité des savants selon lequel le jugement relatif au jeune imberbe s’étend à tout individu. D’après la première position, quant au caractère répréhensible de le regarder, deux avis sont rapportés dans al-Tarġhīb. "
(1) Voir : al-Fatâwâ, vol. 32, p. 30 ; al-Ikhtiyârât, p. 290.
وقال أحمد ــ في رواية أبي داود ــ: إذا قال: كل امرأة أتزوجها فهي طالق ثلاثا، إن فعل لم آمره أن يفارقها، وإن كان له والدان يأمرانه بالتزويج أمرته أن يتزوج، وإن كان شابا يخاف العنت أمرته أن يتزوج، وإذا قال له والده: تزوج فلانة فإنه يمكنه أن يتزوج غيرها.
وهذا مع ما نقله الفضل بن زياد.
وقال الشيخ تقي الدين في «مسائل له في العقود»: كان يأمر بالورع احتياطا أن لا يأتي الشبهات، فمن اتقى الشبهات استبرأ لدينه وعرضه، إلا إذا أمره الشارع بالتزوج إما لحاجته، أو لأمر أبويه، فهنا إن ترك ذلك كان عاصيا، فلا تترك الشبهة بركوب معصية، وهذا كما أن رجلا سأله: إن أبي مات وعليه دين، وله مال فيه شبهة، وأنا أكره أن أوفيه، قال: أتدع ذمة أبيك مرتهنة؟ يعني: أن قضاء الدين واجب، فلا تتقى شبهة بترك واجب) [الآداب الشرعية ١/ ٤٧٤] (١).
٩٤٦ - استحلال النظر بشهوة:
٩٤٧ - والنظر مع خوف تحرك الشهوة:
٩٤٨ - والنظر إلى الأمرد:
- قال ابن مفلح: (ويحرم النظر بشهوة، ومن استحله كفر «ع»، قاله شيخنا، ونصه: وخوفها، واختاره شيخنا؛ وذكر قول جمهور العلماء في الأمرد إلى الكل، فعلى الأول: في كراهته إلى أمرد وجهان في «الترغيب»
(١) انظر: «الفتاوى» (٣٢/ ٣٠)، «الاختيارات» (٢٩٠).