Et notre maître a dit : « Sur ce point, les avis sont partagés au sein de l’école d’Aḥmad et ailleurs. » ⦗Al-Furūʿ 5/146 (8/175-176)⦘ (1).
945 – Lorsque ses père et mère lui ordonnent d’épouser une femme qu’il ne souhaite pas :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Aḥmad a dit : S’il redoute l’‘anat (la contrainte sexuelle), je lui ordonne de se marier (2) ; si ses père et mère le lui prescrivent, je lui ordonne également de se marier (3). Quant à celui qui a juré, sous peine de divorce, qu’il ne se marierait jamais, si son père l’y enjoint, qu’il se marie. »
Notre maître déclare : « Ses parents n’ont pas le droit de le contraindre à contracter mariage avec une femme qu’il ne désire pas ; il ne sera donc pas considéré comme insoumis, pas plus que s’ils lui imposaient de manger ce dont il n’a pas envie. » (4) ⦗Al-Furūʿ 5/148 (8/176-177)⦘.
– Il dit encore : « Shaykh Taqiyy ad-Dīn (qu’Allah lui fasse miséricorde) a posé que nul des deux parents n’est habilité à imposer à l’enfant d’épouser quelqu’un qu’il refuse ; s’il s’en abstient, il ne devient pas pour autant coupable d’ingratitude filiale. De même que personne ne peut l’obliger à manger un aliment qui l’écœure alors qu’il peut consommer ce qui lui plaît, le mariage relève, à plus forte raison, de cette règle : absorber un mets déplaisant n’est qu’une amertume passagère, tandis que la vie commune prolongée avec un conjoint qu’on abhorre blesse l’autre, et le quitter n’est pas toujours possible. » Fin de citation.