Kitâb an-nikâḥ (Le mariage)
943 – Sens du terme nikâḥ :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Au sens propre il renvoie au contrat ; c’est l’avis affirmé par al-Ḥulawânî et Abû Yaʿlâ aṣ-Ṣaghîr, et c’est aussi celui que le Shaykh a retenu. Le Qâḍî, pour sa part, a adopté (1) — dans son Šarḥ al-Kharqî, ses Aḥkâm al-Qurʾân, ses ʿUyûn al-Masāʾil et son Intiṣâr — l’opinion selon laquelle le terme vise l’union charnelle, tandis que l’avis le plus répandu le considère comme un mot polysémique couvrant les deux acceptions.
D’autres ont soutenu qu’au sens strict il englobe réellement les deux.
Notre maître explique que, pour établir un droit, le terme vaut pour l’une et l’autre acceptions, alors que, dans le cas d’une interdiction, chacune d’elles est visée ; en effet, lorsque quelque chose est prohibé, l’interdiction atteint nécessairement l’une de ses parties, tandis que l’ordre de l’accomplir implique qu’on l’accomplisse tout entière, et cela ressort du Livre, de la Sunna et de l’usage linguistique (2). » ⦗Al-Furūʿ 5/145 (8/175)⦘ (3).
944 – Statut du mariage pour l’homme démuni :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Dans le Naẓm on affirme catégoriquement qu’un pauvre ne se marie qu’en cas de nécessité ; de même, Ibn Razîn a assorti cette permission de la condition que l’intéressé dispose de ressources. Ṣāliḥ, pour sa part, rapporte qu’il peut emprunter de l’argent et se marier. »
(1) Dans la 2ᵉ édition, on lit « wa ikhtārah » ; la lecture attestée est celle de la 1ʳᵉ édition.
(2) Selon al-Mardāwī dans al-Insāf (vol. 8, p. 6, éd. al-Faqī), précisant le propos du cheikh : « Lorsque l’on dit, par exemple, “inkih ibnat ’ammak” (épouse ta cousine), l’intention porte à la fois sur la conclusion du contrat et sur la consommation ; et lorsque l’on dit “lā tankiḥhā” (ne l’épouse pas), cela englobe chacun de ces deux aspects. »
(3) al-Ikhtiyārāt, p. 290.
كتاب النكاح
٩٤٣ - معنى النكاح:
- قال ابن مفلح: (وهو حقيقة في العقد، جزم به الحلواني وأبو يعلى الصغير، واختاره الشيخ؛ واختار (١) القاضي في «شرح الخرقي» و «أحكام القرآن» و «عيون المسائل» و «الانتصار»: في الوطء، والأشهر مشترك.
وقيل: حقيقة فيهما.
وقال شيخنا: في الإثبات لهما، وفي النهي لكل منهما، بناء على أنه إذا نُهي عن شيء نُهي عن بعضه، والأمر به أمر بكله في الكتاب والسنة والكلام (٢)) [الفروع ٥/ ١٤٥ (٨/ ١٧٥)] (٣).
٩٤٤ - حكم تزوج الفقير:
- قال ابن مفلح: (وجزم في «النظم»: لا يتزوج فقير إلا ضرورة، وكذا قيدها ابن رزين بالموسر.
ونقل صالح: يقترض ويتزوج.
(١) في ط ٢: (واختاره)، والمثبت من ط ١.
(٢) قال المرداوي في «الإنصاف» (٨/ ٦. ط: الفقي) موضحا كلام الشيخ: (فإذا قيل ــ مثلا ــ: انكح ابنة عمك= كان المراد العقد والوطء، وإذا قيل: لا تنكحها= تناول كل واحد منهما).
(٣) «الاختيارات «(٢٩٠).