il subsiste une divergence ; néanmoins, l’avis le plus solide est qu’il s’agit bien d’une shubha (zone de doute), selon notre Shaykh. Dès lors, si quelqu’un a un rapport avec elle en la croyant interdite, doit-on rattacher l’enfant à son auteur ou, s’agissant d’un muḥṣan (personne déjà mariée), appliquer la lapidation ? Quant à la peine de taʿzîr (châtiment discrétionnaire), elle demeure en tout état de cause obligatoire. [al-Furûʿ 5/132 (8/165-166)] (1).
941 – Celui qui a des rapports avec une esclave qu’il possède en indivision avec un tiers :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Quiconque a des rapports avec une esclave dont la propriété est partagée entre lui et autrui est passible d’une correction disciplinaire. » Notre Shaykh ajoute : « Cet acte entache sa fiabilité (ʿadāla)… » [al-Furûʿ 5/133 (8/166)].
942 – Statut de l’enfant lorsqu’un maître a des rapports avec sa propre esclave déjà enceinte d’un autre :
– Ibn Mufliḥ a dit : « S’il a des rapports avec son esclave enceinte d’un autre homme, il devient illicite de vendre l’enfant et le maître doit l’affranchir ; c’est ce qu’ont rapporté Ṣāliḥ et d’autres. Al-Athram et Muḥammad b. Ḥabīb ont transmis qu’il est automatiquement affranchi pour lui, et cet avis est tranché dans al-Rawḍah.
Notre Shaykh précise qu’il est recommandé de l’affranchir ; quant à son caractère obligatoire, les avis divergent au sein de l’école d’Aḥmad et ailleurs. Il dit encore : « L’enfant est affranchi ; il est jugé musulman ; cet affranchissement se propage comme toute manumission, mais la filiation n’est pas établie. » [al-Furûʿ 5/136 (8/168-169)].
(1) al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘lī, p. 289.
نزاع، والأقوى شبهة، قاله شيخنا، وأنه ينبني عليه لو وطئ معتقدًا تحريمه هل يلحقه نسبه أو يرجم المحصن؟ أما التعزير فواجب) [الفروع ٥/ ١٣٢ (٨/ ١٦٥ - ١٦٦)] (١).
٩٤١ - من وطئ أمة بينه وبين آخر:
- قال ابن مفلح: (ومن وطئ أمة بينه وبين آخر أدّب، قال شيخنا: ويقدح في عدالته ... ) [الفروع ٥/ ١٣٣ (٨/ ١٦٦)].
٩٤٢ - حكم الولد إذا وطئ أمته الحامل من غيره:
- قال ابن مفلح: (وإن وطئ أمته الحامل من غيره= حرم بيع الولد، ويعتقه، نقله صالح وغيره.
ونقل الأثرم ومحمد بن حبيب: يعتق عليه، وجزم به في «الروضة».
قال شيخنا: يستحب، وفي وجوبه خلاف في مذهب أحمد وغيره.
وقال أيضًا: يعتق، وأنه يحكم بإسلامه، وهو يسري كالعتق، ولا يثبت نسبه) [الفروع ٥/ ١٣٦ (٨/ ١٦٨ - ١٦٩)].
(١) «الاختيارات» للبعلي (٢٨٩).