Section Quant au cas où il la contraint, cela relève de la *muthla* (atteinte mutilante) ; en effet, obliger une femme-esclave à l’acte charnel constitue une mutilation, car le coït est assimilé à une agression : il entraîne donc nécessairement soit le *‘uqr* (indemnité pour agression sexuelle), soit une peine, et ne saurait être compté parmi les simples avantages du service domestique. Dès lors que la servante passe sous sa main après qu’il l’a corrompue au détriment de sa maîtresse, la Loi lui impose d’en fournir une autre de valeur équivalente, comme dans le cas où elle aurait consenti ; de plus, on prononce son affranchissement à ses frais, puisqu’il a ainsi porté atteinte à son intégrité. Notre maître a dit : « Si quelqu’un force son propre esclave mâle à commettre une turpitude, il est affranchi à ses dépens ; s’il contraint la servante d’autrui à pareille infamie, elle est également affranchie à ses frais et il en garantit la valeur par une esclave équivalente, à moins qu’on ne distingue entre la servante de son épouse et toute autre. S’il existe là-dessus une distinction reconnue par la Loi, on l’applique ; sinon, l’analogie impose d’assimiler les deux cas. » Quant à la parole du Très-Haut : « Ne contraignez pas vos servantes à la débauche, si elles désirent se préserver, afin de rechercher les biens de la vie d’ici-bas ; et quiconque les y contraint, Allah, après leur contrainte, est Pardonneur, Miséricordieux » (sourate An-Nûr, 24 : 33), elle interdit de les pousser à la prostitution pour en tirer un gain matériel. On rapporte en ce sens qu’Abd Allâh b. Ubay, le chef des hypocrites, possédait des esclaves qu’il obligeait à se prostituer. Ce verset ne traite donc pas du cas où l’on violerait soi-même une esclave : cette situation équivaut à une mutilation à son encontre, tandis que le verset vise le fait de l’obliger à aller, elle, se livrer à la fornication. On pourrait d’ailleurs avancer que l’affranchissement motivé par une mutilation n’était pas encore prescrit lors de la révélation de ce verset et qu’il le fut par la suite. Notre maître poursuit : « Discuter de ce hadith est l’une des questions les plus délicates. S’il est authentique, l’explication que nous venons de donner est ce qui paraît le plus plausible ; s’il ne l’est pas, il n’est nul besoin de s’y attarder. » Et il conclut : « Je ne connais aucun hadith authentique qui ne puisse être ramené aux principes solidement établis. »
فصل وأما إذا استكرهها: فإن هذا من باب المثلة، فإن الإكراه على الوطء مثلة، فإن الوطء يجري مجرى الجناية، ولهذا لا يخلو عن عقر أو عقوبة، ولا يجري مجرى منفعة الخدمة، فهي لما صارت له بإفسادها على سيدتها= أوجب عليه مثلها، كما في المطاوعة، وأعتقها عليه لكونه مثل بها. قال شيخنا: ولو استكره عبده على الفاحشة عتق عليه، ولو استكره أمة الغير على الفاحشة عتقت عليه، وضمنها بمثلها، إلا أن يفرق بين أمة امرأته وبين غيرها، فإن كان بينهما فرق شرعي، وإلا فموجب القياس التسوية. وأما قوله تعالى: ﴿وَلَا تُكْرِهُوا فَتَيَاتِكُمْ عَلَى الْبِغَاءِ إِنْ أَرَدْنَ تَحَصُّنًا لِتَبْتَغُوا عَرَضَ الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَمَنْ يُكْرِهْهُنَّ فَإِنَّ اللَّهَ مِنْ بَعْدِ إِكْرَاهِهِنَّ غَفُورٌ رَحِيمٌ﴾ [النور: ٣٣] فهذا نهي عن إكراههن على كسب المال بالبغاء، كما قيل: إن عبد الله بن أُبي ــ رأس المنافقين ــ كان له إماء يكرههن على البغاء، وليس هذا استكراها للأمة على أن يزني بها هو، فإن هذا بمنزلة التمثيل بها، وذاك إلزام لها بأن تذهب هي فتزني. مع أنه يمكن أن يقال: العتق بالمثلة لم يكن مشروعًا عند نزول الآية، ثم شرع بعد ذلك. قال شيخنا: والكلام على هذا الحديث من أدق الأمور، فإن كان ثابتا: فهذا الذي ظهر في توجيهه، وإن لم يكن ثابتا: فلا يحتاج إلى الكلام عليه. قال: وما عرفت حديثًا صحيحًا، إلا ويمكن تخريجه على الأصول الثابتة.