Parmi eux, certains soutiennent que l’interdiction ne porte que sur le fait de contraindre le garçon à commettre cette turpitude : si celui-ci est consentant et satisfait, il n’y aurait, selon eux, aucun mal à l’acte. Autrement dit, pour eux, ce qui est proscrit, c’est uniquement l’injustice et l’agression consistant à forcer la partie passive. Notre maître a rapporté – d’après une personne de confiance – qu’un de ces individus fut arrêté pour cette abomination et condamné à la peine légale (ḥadd). Il protesta : « Par Allah, il y a consenti ! Je ne l’ai ni contraint ni violenté ; pourquoi serais-je châtié ? » Le « champion des polythéistes », présent à cette audience, répliqua : « Tel est le jugement de Muhammad ibn ʿAbd-Allāh ; quant à ces gens-là, ils ne portent aucune faute. » ⦗Ighāthat al-Lahfān 2/204-206⦘. Il dit encore : « Parmi les hadiths que l’on a qualifiés de plus éloignés de l’analogie figure le rapport transmis par al-Ḥasan, d’après Qabîṣah ibn Ḥurayth, d’après Salamah ibn al-Muḥabbaq : le Messager d’Allah ﷺ a statué, au sujet d’un homme qui avait eu un rapport avec la servante de son épouse : “S’il l’a contrainte, elle est affranchie et il doit à sa maîtresse une servante équivalente ; mais si elle y a consenti, elle lui appartient et il doit à sa maîtresse une servante équivalente.” Dans une autre variante : “Si elle y a consenti, elle, ainsi qu’une autre pareille prélevée sur son bien, appartiennent à sa maîtresse.” Les auteurs des Sunan l’ont relaté ; certains l’ont déclaré faible à cause de sa chaîne de transmission, alors qu’il s’agit d’un hadith ḥasan. Ils acceptent pourtant comme preuve des narrations moins solides ; mais, déroutés par son contenu, ils se sont empressés de le juger faible, bien que son isnād ne comporte qu’une légère fragilité. » Shaykh al-Islām commente : « Ce hadith s’accorde parfaitement avec l’analogie, dès lors qu’on le rattache à trois principes sûrs, chacun d’eux étant l’avis d’un groupe de juristes. Premier principe : quiconque altère le bien d’autrui au point d’en annihiler l’usage recherché peut être astreint à en garantir l’équivalent. C’est le cas de celui qui use d’un bien usurpé de façon à en faire disparaître l’identité première. Sur cette question, on recense trois opinions dans l’école d’Aḥmad et ailleurs : 1. Le bien demeure la propriété de son titulaire légitime et l’usurpateur doit compenser la dépréciation, sans
ومنهم من يرى أن التحريم: إنما هو إكراه الصبي على فعل الفاحشة، فإذا كان مختارًا راضيًا: لم يكن بذلك بأس، فكأن المحرم عنده من ذلك: إنما هو الظلم والعدوان بإكراه المفعول به. قال شيخنا: وحكى لي من أثق به: أن بعض هؤلاء أخذ على هذه الفاحشة، فحكم عليه بالحد، فقال: والله، هو ارتضى بذلك، وما أكرهته، ولا غصبته، فكيف أعاقب؟ فقال نصير المشركين ــ وكان حاضرًا ــ: هذا حكم محمد بن عبد الله، وليس لهؤلاء ذنب) [إغاثة اللهفان ٢/ ٢٠٤ ــ ٢٠٦]. - وقال أيضًا: (ومما قيل: إنه من أبعد الأحاديث عن القياس: حديث الحسن عن قبيصة بن حريث عن سلمة بن المحبق أنَّ رسول الله ﷺ قضى في رجل وقع على جارية امرأته: إن كان استكرهها فهي حرة، وعليه لسيدتها مثلها، وإن كانت طاوعته فهي له، وعليه لسيدتها مثلها. وفي رواية أخرى: وإن كانت طاوعته فهي ومثلها من ماله لسيدتها. رواه أهل السنن، وضعَّفه بعضهم من قبل إسناده، وهو حديث حسن، يحتجون بما هو دونه في القوة، ولكن لإشكاله أقدموا على تضعيفه، مع لين في سنده. قال شيخ الإسلام: وهذا الحديث يستقيم على القياس، مع ثلاثة أصول صحيحة، كل منها قول طائفة من الفقهاء: أحدها: أن من غير مال غيره، بحيث فوت مقصوده عليه= فله أن يضمنه بمثله، وهذا كما لو تصرف في المغصوب بما أزال اسمه، ففيه ثلاثة أقوال في مذهب أحمد وغيره: أحدها: أنه باق على ملك صاحبه، وعلى الغاصب ضمان النقص، ولا