Livre de l’affranchissement
932 – Question :
Ibn Mufliḥ déclare : « Il est préférable d’affranchir un esclave mâle. – D’après un autre avis rapporté (de l’Imam), il convient plutôt de libérer une esclave lorsqu’il s’agit d’une femme. – Selon une troisième version : affranchir deux esclaves femmes équivaut à affranchir un homme. … Jusqu’à ce qu’il ajoute : “Notre maître a dit : le plus méritoire est de le marier à elle et de libérer celui dont la cause de liberté est déjà née ; pour le second point, on peut soutenir l’inverse.” » ⦗al-Furûʿ 5/77 (8/97-98)⦘
933 – Le vendeur ne peut reprendre l’esclave affranchi par lien de parenté en cas de faillite de l’acheteur :
Ibn Mufliḥ écrit : « Notre maître a statué, à propos de l’esclave affranchi pour cause de parenté (*ʿitq raḥim*), que son vendeur n’a aucun droit de le reprendre lorsque l’acheteur fait faillite. » ⦗al-Furûʿ 5/81 (8/102)⦘
934 – Propagation de l’affranchissement de l’esclave en indivision :
Ibn al-Qayyim dit : « L’affranchissement se propage-t-il aussitôt la déclaration prononcée ou, au contraire, l’esclave ne devient-il libre qu’après versement de la valeur ? Deux avis sont rapportés de al-Shâfiʿî et existent également dans l’école d’Ahmad. Notre maître tranche : l’opinion correcte est qu’il ne devient libre qu’après paiement. » ⦗Tahdhîb al-Sunan 6/178⦘
Ibn Mufliḥ ajoute : « Si quelqu’un affranchit la totalité d’un esclave détenu en indivision, ou sa part de celui-ci, alors qu’il est solvable et peut verser à son associé la valeur de sa quote-part – comme exposé précédemment au sujet de la zakât al-fitr ; l’Imam l’a explicitement mentionné, et, d’après al-Mughnî, son texte implique que son capital de base (1) n’est pas vendu pour cela – ou s’il conclut avec lui un contrat de *kitâba* et s’en acquitte, ou encore s’il devient propriétaire d’un esclave qui, par son fait, est automatiquement affranchi, il existe (2) sur ce point deux traditions dans le madhhab. »
(1) Dans ses Hawâshi ’ala l-Furû‘ (Annotations sur les branches), Ibn Qundus rapporte le propos de l’auteur d’al-Mughni.
(2) Idem dans la 1re édition ; dans la 2e, on lit : «wa fī riwāya fi-l-madhhab» (et, selon une autre recension, «dans l’école [de pensée]»).
كتاب العتق
٩٣٢ - مسألة:
- قال ابن مفلح: (وعتق ذكر أفضل. وعنه: أنثى لأنثى. وعنه: أمتين كعتقه رجلًا) ..... إلى أن قال: (قال شيخنا: وتزويجه بها وعتقه من انعقد سبب حريتها أفضل، ويتوجه في الثانية عكسه) [الفروع ٥/ ٧٧ (٨/ ٩٧ - ٩٨)].
٩٣٣ - لا يملك البائع استرجاع من عتق برحم لفلس مشتر:
- قال ابن مفلح: (قال شيخنا فيمن عتق برحم: لا يملك بائعه استرجاعه لفلس مشتر) [الفروع ٥/ ٨١ (٨/ ١٠٢)].
٩٣٤ - سريان عتق العبد المشترك:
- قال ابن القيم: (هل يسري العتق عقب إعتاقه، أو لا يعتق حتى يؤدي الثمن؟ على قولين للشافعي، وهما في مذهب أحمد، قال شيخنا: والصحيح أنه لا يعتق إلا بالأداء) [تهذيب السنن ٦/ ١٧٨].
- وقال ابن مفلح: (وإن أعتق من عبد مشترك كله، أو نصيبه منه موسر بقيمة حق شريكه ــ على ما تقدم في زكاة فطر؛ نص عليه، وفي «المغني»: مقتضى نصه لا يباع له أصل مال (١) ــ أو كاتبه فأدى إليه، أو ملكه ممن يعتق عليه بفعله، وفيه (٢) رواية في المذهب.
(١) ساق ابن قندس في «حواشيه على الفروع» كلام صاحب «المغني».
(٢) كذا في ط ١، وفي ط ٢: (وفي رواية في المذهب).