la foi et l’émigration a priorité sur quelqu’un qui n’a pas de lien de parenté, même s’il est croyant et a émigré ; lorsque La Mecque fut conquise, ils héritèrent les uns des autres. Quant à celui à qui l’émigration était imposée mais qui ne l’a pas accomplie, le verset le vise, sauf s’il y dispose d’un secours et d’un engagement dans le combat à la mesure de ses capacités : dans ce cas, il hérite) [Al-Furūʿ 5/50 (8/63)] (1).
Voir également ce qui sera dit dans la question qui suit la prochaine.
925 – L’héritage qu’un musulman recueille de son parent apostat :
– Ibn al-Qayyim a dit : « Nombre de savants estiment que le musulman hérite des biens de l’apostat lorsqu’il meurt dans son apostasie. Tel est l’avis correct, et c’est l’option retenue par notre maître. » [Aḥkâm Ahl adh-Dhimma 2/646-647].
– Ibn Mufliḥ a dit : « L’apostat n’hérite de personne. S’il revient à l’islam avant le partage, deux opinions existent ; mais s’il est exécuté pour son apostasie ou meurt dans cet état, ses biens deviennent un fay’ (bien du Trésor). Selon une autre version, ils reviennent à son héritier musulman ; c’est le choix de notre maître, car c’est ce qui est connu des Compagnons – ʿAlî et Ibn Masʿûd –, et parce que son apostasie est assimilée à sa maladie terminale. » [Al-Furūʿ 5/51 (8/65)] (2).
926 – L’héritage, par droit de walâʾ, de l’affranchisseur sur l’esclave mécréant qu’il a affranchi.
927 – Celui qui embrasse l’islam alors qu’un héritage n’est pas encore partagé.
– Ibn al-Qayyim a dit : « Ces trois questions comptent parmi les beautés de la sharîʿa : l’héritage accordé à celui qui se convertit avant que le patrimoine ne soit partagé, celui de l’affranchisseur sur l’esclave mécréant par le walâʾ, et l’héritage qu’un musulman recueille de son parent dhimmî ; c’est un sujet de divergence entre les Compagnons… »