ou si la femme a épousé un mari qui reçoit la moitié ; ce point, toutefois, mérite examen, car c’est précisément là que réside le préjudice. ⦗Al-Furûʿ 5/48 (8/62)⦘ (1). 924 – L’héritage du musulman vis-à-vis de son parent dhimmî Ibn al-Qayyim déclare : « Quant à la question de savoir si un musulman peut hériter d’un non-musulman, les Anciens ont divergé. Nombre d’entre eux ont estimé qu’il n’hérite pas, tout comme le non-musulman n’hérite pas du musulman ; c’est l’opinion connue des quatre imâms et de leurs disciples. Un autre groupe a soutenu, au contraire, que le musulman hérite du non-musulman, alors que l’inverse n’est pas admis. Tel est l’avis de Muʿâdh ibn Jabal, Muʿâwiya ibn Abî Sufyân, Muḥammad ibn al-Ḥanafiyya, Muḥammad ibn ʿAlî ibn al-Ḥusayn, Saʿîd ibn al-Mussayyib, Masrûq ibn al-Ajdaʿ, ʿAbd Allâh ibn Mughaffal, Yaḥyâ ibn Yaʿmur, Isḥâq ibn Râhawayh, et c’est également le choix de Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya. Ils affirment : « Nous héritons d’eux tandis qu’ils n’héritent pas de nous, de même que nous pouvons épouser leurs femmes alors qu’eux ne peuvent épouser les nôtres. » Ceux qui interdisent un tel héritage s’appuient sur le hadith unanimement authentifié : « Le musulman n’hérite pas du non-musulman, ni le non-musulman du musulman », argument qui sert aussi à refuser l’héritage de l’hypocrite zindîq et de l’apostat. Notre Shaykh a dit : « Il est pourtant attesté par la sunna massivement transmise que le Prophète ﷺ traitait, dans les jugements apparents, les hypocrites athées comme les autres musulmans : ils héritaient et l’on héritait d’eux. ʿAbd Allâh ibn Ubayy, entre autres – dont le Coran a pourtant confirmé l’hypocrisie –, mourut ; le Messager ﷺ reçut l’interdiction de prier sur lui et de demander pour lui le pardon, mais ses héritiers croyants reçurent tout de même leur part, comme le fit le fils d’ʿAbd Allâh ibn Ubayy. Le Prophète ﷺ ne préleva rien de la succession d’aucun de ces hypocrites,
(1) Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li, p. 283.
فهذا الموضع فيه نظر، فإن المفسدة إنما هي في هذا) [الفروع ٥/ ٤٨ (٨/ ٦٢)] (١). ٩٢٤ - إرث المسلم من قريبه الذمي: - قال ابن القيم: (وأما توريث المسلم من الكافر فاختلف فيه السلف، فذهب كثير منهم إلى أنه: لا يرث كما لا يرث الكافر المسلم، وهذا هو المعروف عند الأئمة الأربعة وأتباعهم. وقالت طائفة منهم: بل يرث المسلمُ الكافرَ دون العكس، وهذا قول معاذ بن جبل ومعاوية بن أبي سفيان ومحمد بن الحنفية ومحمد بن علي بن الحسين وسعيد بن المسيب ومسروق بن الأجدع وعبدالله بن مغفل ويحيى بن يعمر وإسحاق بن راهويه، وهو اختيار شيخ الإسلام ابن تيمية. قالوا: نرثهم ولا يرثوننا كما ننكح نساءهم ولا ينكحون نساءنا، والذين منعوا الميراث عمدتهم الحديث المتفق عليه: «لا يرث المسلم الكافر، ولا الكافر المسلم»، وهو عمدة من منع ميراث المنافق الزنديق وميراث المرتد. قال شيخنا: وقد ثبت بالسنة المتواترة أن النبي ﷺ كان يجري الزنادقة المنافقين في الأحكام الظاهرة مجرى المسلمين، فيرثون ويورثون، وقد مات عبد الله بن أبي وغيره ممن شهد القرآن بنفاقهم، ونهي الرسول ﷺ عن الصلاة عليه والاستغفار له، وورثهم ورثتهم المؤمنون، كما ورث عبد الله بن أُبي ابنُه، ولم يأخذ النبي ﷺ من تركة أحد من المنافقين شيئا،
(١) «الاختيارات» للبعلي (٢٨٣).