921 – Lorsque l’on ignore lequel des deux est décédé le premier
– Ibn Moufleh déclare : « Si les héritiers de chaque défunt prétendent que l’autre est mort avant lui, alors qu’aucune preuve ne l’établit – ou que les preuves se contredisent –, chacun prête serment, puis ils ne s’héritent pas mutuellement ; c’est le texte explicite et l’avis adopté par la majorité.
D’autres savants, toutefois, ont soutenu l’inverse ; ils en ont tiré le principe que l’empêchement d’hériter ne se justifie que par l’ignorance de la réalité du cas. C’est l’opinion retenue par notre Shaykh. » [Al-Furûʿ 5/44 (8/57)] (1).
922 – La femme répudiée pendant la maladie mortelle du mari
– Ibn Moufleh dit : « Lorsqu’il n’existe aucun soupçon qu’il ait voulu la priver de l’héritage – par exemple s’il suspend, durant sa maladie mortelle, la *ibâna* (séparation irrévocable) à un acte qu’elle accomplit sciemment, ou s’il la renvoie à sa demande pendant cette maladie –, la situation est jugée comme s’il était en bonne santé.
Une autre version rapporte qu’elle est traitée comme dans le cas d’un mari soupçonné de vouloir la léser ; cette opinion a été considérée comme correcte dans Al-Mustawʿab et par notre Shaykh, de même que lorsqu’elle lui demande une seule répudiation et qu’il lui en inflige trois d’un coup. » [Al-Furûʿ 5/47 (8/60)].
923 – Le mariage contracté durant la maladie mortelle dans un but de nuisance
– Ibn Moufleh écrit : « Certains ont tranché que, s’il n’existe aucun soupçon qu’il ait voulu la priver totalement ou partiellement de l’héritage, alors – selon l’avis le plus sûr – elle n’hérite pas. Il s’ensuit que, s’il épouse une femme pendant sa maladie mortelle dans l’intention de léser d’autres héritiers en réduisant leur part, et qu’elle y consente, elle n’hérite pas non plus.
Le sens des propos de notre Shaykh – ce qui est aussi, apparemment, l’avis d’autres – est qu’elle hérite malgré tout, car il lui est permis de léguer jusqu’au tiers de ses biens. Il dit : « Même s’il a fait d’autres legs, ou si la femme a épousé un mari qui reçoit la moitié… »
(1) «al-Fatâwâ», vol. 31, p. 356 ; «al-Ikhtiyârât» d’al-Bâ‘îlî, p. 282 ; voir : «al-Inṣâf» d’al-Mardâwî, vol. 7, pp. 257-258 (éd. al-Faqî).
٩٢١ - إذا جهل السابق في الوفاة:
- قال ابن مفلح: (وإن ادعى ورثة كل ميت سبق الآخر ولا بينة، أو تعارضت تحالفا ولم يتوارثا، نص عليه، اختاره الأكثر.
وقال جماعة: بلى، وخرجوا منها: المنع في جهلهم الحال، واختاره شيخنا) [الفروع ٥/ ٤٤ (٨/ ٥٧)] (١).
٩٢٢ - المطلقة في مرض الموت:
- قال ابن مفلح: (وإن لم يتهم بقصد حرمانها كتعليقه إبانتها في مرض موته على فعل لها منه بد فتفعله عالمة به، أو أبانها بسؤالها فيه، فكصحيح.
وعنه: كمتهم، صححها في «المستوعب» وشيخنا، كمن سألته طلقة فطلقها ثلاثا) [الفروع ٥/ ٤٧ (٨/ ٦٠)].
٩٢٣ - إذا تزوج في حال مرض موته بقصد المضارة:
- قال ابن مفلح: (وجزم بعضهم: إن انتفت التهمة بقصد حرمانها الإرث أو بعضه= لم ترثه في الأصح، فيتوجه منه: لو تزوج في مرضه مضارَّة لينقص إرث غيرها وأقرت به= لم ترثه.
ومعنى كلام شيخنا ـ وهو ظاهر كلام غيره ـ: ترثه؛ لأن له أن يوصي بالثلث، قال: ولو وصى بوصايا أخر، أو تزوجت المرأة بزوج يأخذ النصف
(١) «الفتاوى» (٣١/ ٣٥٦)، «الاختيارات» للبعلي (٢٨٢)، وانظر: «الإنصاف» للمرداوي (٧/ ٢٥٧ - ٢٥٨. ط: الفقي).