919 – Le hadith : « Le plus versé d’entre vous dans les parts successorales est Zayd »
– Ibn ʿAbd al-Hâdî rapporte : « Notre maître, l’imâm, l’éminent savant Abû al-ʿAbbâs Aḥmad b. Taymiyya — qu’Allah lui fasse miséricorde — commentait ce hadith et déclarait qu’il est faible. Il ajoutait : “J’ignore que Zayd b. Thâbit ait parlé des *farâʾiḍ* (les règles successorales) du vivant du Prophète ﷺ, ni même sous le califat d’Abû Bakr. C’est pourquoi aucune divergence ne surgit, à l’époque d’Abû Bakr, au sujet de la part du grand-père. Le désaccord n’apparut qu’au cours du califat de ʿUmar — qu’Allah l’agrée —, et Zayd n’était pas encore reconnu comme spécialiste des *farâʾiḍ* sous Abû Bakr.” » [Traité consacré au hadith « Le plus versé d’entre vous… »].
– Ibn Moufleh dit : « Abû Ṭâlib rapporte la parole suivante : “J’adopte l’avis de Zayd : le grand-père n’est pas un père, en raison de la parole du Messager d’Allah ﷺ : ‘Le plus versé d’entre vous dans les parts successorales est Zayd.’” Or, notre Shaykh a jugé ce hadith faible. » [Al-Furûʿ 5/11 (8/18-19)] (1).
920 – D’une fondation pieuse réservée à un captif : son mandataire la perçoit, puis ceux à qui le droit est transmis
– Ibn Moufleh dit : « Si un captif bénéficie d’un waqf (fondation pieuse), son mandataire en prend possession (2) et le garde, et il en va de même, tous ensemble, pour quiconque en héritera après lui. C’est ce qu’a indiqué notre Shaykh. » [Al-Furûʿ 5/38 (8/49)] (3).
(1) «al-Fatāwā», vol. 31, p. 342.
(2) Ibn Qundus, dans sa Hachiya ‘alā al-Furū‘, précise qu’il s’agit de la réponse à la particule conditionnelle “in” dans l’expression “wa-in ḥaṣala”, c’est-à-dire «si un waqf est constitué au profit du captif puis transféré à un autre». Si, durant l’absence du captif en captivité, un produit du waqf survient, il se trouve simultanément sous la garde de son wakīl (mandataire) et de celui à qui le waqf est ensuite transféré : ils en prennent livraison ensemble, et aucun des deux ne peut le gérer seul, car il se peut que le captif soit encore vivant – auquel cas le revenu lui revient – ou qu’il soit décédé – auquel cas il revient au nouveau bénéficiaire.
(3) «al-Ikhtiyārāt» d’al-Ba‘lī, p. 263.
٩١٩ - حديث «أفرضكم زيد»:
- قال ابن عبد الهادي: (وقد كان شيخنا الإمام العلامة أبو العباس أحمد بن تيمية (رحمه الله) يتكلم في هذا الحديث، ويقول: هو حديث ضعيف.
قال: ولا أعلم أن زيد بن ثابت تكلم في الفرائض على عهد النبي ﷺ، بل ولا على عهد أبي بكر، ولهذا لم يختلفوا في الجد على عهد أبي بكر، وإنما وقع النِّزاعُ بينهم فيه في خلافة عمر (رضي الله عنه)، ولم يكن زيد معروفًا بالفرائض في خلافة أبي بكر) [جزء في الكلام على حديث «أفرضكم زيد»].
- وقال ابن مفلح: (ونقل أبو طالب: أقول بقول زيد: ليس الجد أبًا، لقول رسول الله ﷺ: «أفرضكم زيد» ضعَّفه شيخنا) [الفروع ٥/ ١١ (٨/ ١٨ - ١٩] (١).
٩٢٠ - الوقف المخصص للأسير يتسلمه وكيله ومن ينتقل إليه بعده:
- قال ابن مفلح: (وإن حصل لأسير من وقف تسلَّمَه (٢) وحَفِظَهُ وكيلُه ومن ينتقل إليه بعده جميعًا. ذكره شيخنا) [الفروع ٥/ ٣٨ (٨/ ٤٩)] (٣).
(١) «الفتاوى» (٣١/ ٣٤٢).
(٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (هو جواب «إن» الشرطية في قوله: «وإن حصل» أي: إذا كان على الأسير وقف، وينتقل بعده إلى غيره، فإذا حصل من ريع الوقف شيء في حال غيبة الأسير في الأسر، فإنه يكون تحت يد وكيله، وتحت يد من ينتقل إليه الوقف بعد، فيتسلمانه جميعا، ولا ينفرد بتسلمه وحفظه أحدهما، لأنه يحتمل أن الأسير موجود فيكون له، ويحتمل أن الأسير معدوم فيكون لمن ينتقل إليه).
(٣) «الاختيارات» للبعلي (٢٦٣).