ni n’est passible de la flagellation pour l’avoir accusé d’adultère, ni de l’amputation pour avoir volé ses biens ; il lui incombe de subvenir à ses besoins et il lui est interdit de lui céder sa monture, exactement comme pour le père. Tout cela prouve la proximité (du grand-père). De même que le fils du fils, si lointain soit-il, tient la place de son père pour exclure (les collatéraux), de même le père du père doit tenir la place de son fils. C’est à ce propos qu’Ibn ʿAbbâs s’écria : « Zayd ne craint-il donc pas Allah ? Il fait du petit-fils un fils, mais ne fait pas du grand-père un père ! »
En outre, le père du père — fût-il à un degré supérieur — évince les fils des frères. Si la parenté entre le frère et le grand-père était la même, il faudrait alors que le père du grand-père fût l’égal des fils du frère, puisque le degré de l’ancêtre commun par lequel ils se rattachent est identique.
Sache que notre maître, l’illustre Abû al-ʿAbbâs, a consacré à cette question un précieux traité ; que celui qui désire le consulter s’empresse d’y recourir. Pour ma part, quelque temps après avoir rédigé ces lignes, j’ai rassemblé les textes relatifs à cette question, exposé les divergences rapportées des Compagnons, des Successeurs et de ceux qui leur ont succédé, dans plusieurs cahiers, puis j’y ai reproduit in extenso les paroles de notre Shaykh à la fin de l’ouvrage. Allah sait mieux. [Tanqîḥ al-Taḥqîq 4/267-268]
– Ibn Moufleh a dit : « Un grand-père est exclu par un père ; un parent plus éloigné par un plus proche ; le descendant d’un fils par ce fils ; toute grand-mère par la mère ; les descendants de frères germains par un fils, un petit-fils ou un père ; les descendants de frères consanguins par ces mêmes personnes et par un frère germain.
D’après une autre version venant de lui, les descendants des frères germains et des frères consanguins sont exclus par un grand-père. C’est l’avis le plus manifeste, celui que notre Shaykh a retenu. Il a précisé que tel est également l’opinion d’un groupe de compagnons de l’imâm Aḥmad, tels Abû Ḥafṣ al-Barmakî et al-Ājurrî. Ibn al-Zâghûnî l’a rapporté d’Abû Ḥafṣ al-ʿUqbari et d’al-Ājurrî ; et Ibn al-Jawzî classe al-Ājurrî parmi les figures éminentes des disciples d’Aḥmad. » [Al-Furûʿ 5/11 (8/18)] (1)
(1) al-Fatawa, t. 31, p. 342-343 ; Jami al-Masa’il, t. 2, p. 305-307 ; Minhaj as-Sunna, t. 56, p. 499-500 et 503-506.
ابنه، ولا يحد بقذفه، ولا يقطع بسرقة ماله، وتجب عليه نفقته، ويمنع من دفع ركابه إليه كالأب سواء؛ فدل ذلك على قربه، ولأن ابن الإبن وإن نزل يقوم مقام أبيه في الحجب، فكذلك أب الأب يجب أن يقوم مقام ابنه؛ ولذلك قال ابن عبَّاس: ألا يتقي الله زيد؟ ! يجعل ابن الإبن ابنا، ولا يجعل أب الأب أبا!
ولأن أبا الأب و] إن] علا يسقط بني الإخوة، ولو كانت قرابة الأخ والجد واحدة، لوجب أن يكون أب الجد مساويا لبني الأخ، لتساوي درجة من أدليا به.
واعلم أن لشيخنا العلامة أبي العبَّاس في هذه المسألة مصنفا جليلا، فمن أحب الوقوف عليه فيسارع إليه، ثم إني بعد [أن] كتبت هذا الكلام بمدة جمعت الآثار الواردة في هذه المسألة وذكرت ما جاء عن الصحابة والتابعين ومن بعدهم من الاختلاف فيها في عدة كراريس، ثم حكيت كلام شيخنا بحروفه في آخر ذلك، والله أعلم) [تنقيح التحقيق ٤/ ٢٦٧ ــ ٢٦٨].
- وقال ابن مفلح: (ويسقط جد بأب، وأبعد بأقرب، وولد ابن به، وكل جدة بالأم، وولد الأبوين بابن وابن ابن وأب، وولد الأب بهم، وبأخ لأبوين.
وعنه: يسقط ولد الأبوين والأب بجد، وهو أظهر؛ اختاره شيخنا، قال: وهو قول طائفة من أصحاب الإمام أحمد، كأبي حفص البرمكي والآجري، وذكره ابن الزاغوني عن أبي حفص العكبري والآجري؛ وذكر ابن الجوزي: الآجري من أعيان أعيان أصحاب أحمد) [الفروع ٥/ ١١ (٨/ ١٨)] (١).
(١) «الفتاوى» (٣١/ ٣٤٢ - ٣٤٣)، «جامع المسائل» (٢/ ٣٠٥ - ٣٠٧)، «منهاج السنة» (٥٦/ ٤٩٩ - ٥٠٠، ٥٠٣ - ٥٠٦).