qu’il s’agisse d’un enfant issu d’une relation illicite, d’un enfant dont la paternité a été rejetée par la procédure de liʿân, ou d’un enfant revendiqué par une femme et affilié à elle ; dans tous ces cas, sa mère hérite de lui, les ayants droit à parts fixes reçoivent leur quote-part, et ses ʿaṣaba, après les descendants mâles de ses propres enfants — si éloignés soient-ils —, sont les ʿaṣaba de sa mère pour la succession. Son frère utérin hérite alors avec sa fille, mais non sa sœur utérine ; c’est là un cas sur lequel on aime à mettre les juristes au défi (1).
Harb rapporte en outre : « ils s’acquittent pour lui de la ʿaqla (le prix du sang)… ». Et, d’après une autre version : « sa mère constitue ses ʿaṣaba ». C’est l’avis retenu par Abû Bakr et par notre Shaykh. [Al-Furûʿ 5/8 (8/14)] (2).
917 – Les grand-mères héritières
Ibn Moufleh dit : « N’héritent que trois catégories : la mère de la mère, la mère du père et la mère du grand-père paternel, même si l’on remonte la lignée maternelle.
Selon une autre opinion, on y ajoute toute ascendance paternelle, à l’exception de celle qui est reliée par un intermédiaire dépourvu de droit successoral, telle la mère du grand-père maternel. C’est l’option retenue par notre Shaykh. » [Al-Furûʿ 5/9 (8/16)] (3).
918 – Le grand-père face aux frères germains et aux frères consanguins
Ibn ʿAbd al-Hâdî déclare : « La preuve que le grand-père est prioritaire sur le frère réside dans le fait qu’il cumule le lien de procréation et la qualité d’agnat, à l’instar du père ; lorsque les parts fixes se concurrencent, le frère est supplanté par lui, et nul autre que le père ne peut l’évincer. Les frères et sœurs sont exclus par trois catégories, alors que le grand-père réunit pour sa part réserve fixe et agnation comme le père, tandis qu’eux ne disposent que de l’une de ces deux qualités. Les enfants de la mère et ceux du père sont unanimement exclus par eux lorsque les parts fixes absorbent la totalité de la succession et qu’ils forment une ʿaṣaba ; il en va de même, pour la majorité des savants, des enfants issus des deux parents dans le cas de la muʿsharaka. De plus, il n’encourt pas la peine de rétorsion lorsqu’il tue son petit-fils…"