Livre des parts successorales
915 – Les causes de l’héritage :
– Ibn Moufleh déclare : « Les causes ouvrant droit à l’héritage sont au nombre de trois : le nikâḥ (mariage), le raḥim (lien de parenté) et le walâ’ al-‘itq (allégeance consécutive à l’affranchissement). D’après l’un de ses avis, on ajoute – lorsqu’aucune de ces trois causes n’existe (1) – le walâ’ al-muwâlât, c’est-à-dire le pacte de fraternité, la mu‘âqada, autrement appelée al-muḥâlafa (contrat d’alliance), la conversion d’une personne à l’islam par son entremise, le fait de l’avoir recueillie comme enfant trouvé (*liqâṭ*), ainsi que l’appartenance des deux parties au même dîwân (registre militaire). Tel est l’avis choisi par notre Shaykh.
Le mawlâ de rang inférieur ne peut hériter ; toutefois, certains estiment qu’il hérite en l’absence d’autres ayants droit. Cette opinion est également rapportée par notre Shaykh.
Ibn al-Hakam rapporte qu’Imâm Aḥmad déclara : « Je n’en sais rien. » Il en résulte qu’il revient (au bénéficiaire) d’assurer l’entretien de son bienfaiteur ; c’est l’option retenue par notre Shaykh. » [Al-Furûʿ 5/3 (8/7)] (2).
916 – Les agnats de l’enfant dont la filiation est rompue du côté paternel, mais non maternel :
– Ibn Moufleh dit : « Même si la filiation de cet enfant et son droit d’agnation sont coupés du côté du père, sans l’être du côté de la mère, »
(1) Dans sa Hachiya sur al-Furuʿ (« Les Branches »), Ibn Qundus précise : « Ne vous imaginez pas que cette narration procède de la pratique des premiers temps de l’islam, selon laquelle un frère musulman héritait de son frère même sans lien de parenté ; sachez qu’il n’en est rien ici. Sa restriction par l’exclusion des épouses semble indiquer qu’elle ne s’applique pas à l’un des deux conjoints, alors que tout laisse à penser le contraire. L’expression de l’auteur ici, comme dans al-Muharrar, soulève la même difficulté quant à “chacun des deux”. Le commentateur d’al-Muharrar, en rapportant cette narration, montre que la seule parenté conjugale n’empêche pas l’établissement du walāʾ (alliance) : selon Aḥmad, le walāʾ subsiste lorsqu’il n’y a ni proche parent ni affranchi lié par le muwallāt (alliance d’affranchissement), sans qu’il soit fait mention du mariage. »
(2) al-Ikhtiyārāt d’al-Baʿlī, p. 282.
كتاب الفرائض
٩١٥ - أسباب الإرث:
- قال ابن مفلح: (أسباب الإرث: نكاح، ورحم، وولاء عتق. وعنه: وعند عدمهن (١) بموالاة، وهى المؤاخاة، ومعاقدة، وهي المحالفة، وإسلامه على يديه، والتقاطه، وكونهما من أهل الديوان؛ اختاره شيخنا.
ولا يرث المولى من أسفل، وقيل: بلى عند عدم؛ ذكره شيخنا.
ونقل ابن الحكم: لا أدرى، فيتوجه منه: ينفق على المنعم؛ واختاره شيخنا) [الفروع ٥/ ٣ (٨/ ٧)] (٢).
٩١٦ - عصبة الولد الذي انقطع نسبه من أبيه لا من أمه:
- قال ابن مفلح: (ولو انقطع نسب ولدها وتعصيبه من أبيه لا من أمه،
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (سره: أن لا يتوهم أن الرواية جارية على ما كان في أول الإسلام: أن الأخ في الإسلام كان يرث أخاه دون قرابته، فاعلم أن هذه الرواية ليست كذلك، وتقييده بعدمهن ظاهره: أنه لا يثبت مع أحد الزوجين، والذي يظهر خلافه.
وعبارة المصنف هنا كعبارة «المحرر» فالإشكال على عبارة كل منهما، وكلام شارح «المحرر» في حكاية الرواية يدل على أن مجرد الزوجية لا يمنع، فإنه قال: وقد روي عن أحمد أن الولاء يثبت عند عدم القريب والمولى المعتق بالموالاة، ولم يذكر النكاح).
(٢) «الاختيارات» للبعلي (٢٨٢).