Chapitre : L’exécuteur testamentaire
910 – Question :
911 – Le droit de supervision revient exclusivement au superviseur particulier compétent, non au juge.
Ibn Moufleh déclare : « Le juge n’a aucune autorité de contrôle lorsqu’il existe un exécuteur particulier apte. Notre Shaykh — à propos de celui à qui l’on a confié l’organisation d’un pèlerinage — a précisé : le pouvoir de verser les fonds et de désigner l’exécutant appartient au nâzir particulier, tandis que le tuteur public ne peut qu’élever une objection en cas d’inaptitude du nâzir ou d’acte illicite de sa part.
Il ressort de ces paroles qu’il n’y a ni droit de regard judiciaire ni adjonction d’un co-exécuteur, même lorsque l’exécuteur est suspect. Tel est également l’avis de plusieurs savants, et la position du Shaykh concernant le superviseur d’un waqf a déjà été citée. » [Al-Furûʿ 4/708 (7/487)] (1)
912 – Dépenses engagées par l’exécuteur bénévole pour établir la validité du testament.
Ibn Moufleh dit : « Tout ce qu’un exécuteur bénévole dépense, de façon conforme à l’usage, pour faire reconnaître le testament est prélevé sur les biens de l’orphelin. Tel est l’avis de notre Shaykh. » [Al-Furûʿ 4/712 (7/492)] (2)
913 – Lorsque le testateur enjoint à l’exécuteur de verser, sur serment, une créance réclamée.
Ibn Moufleh rapporte : « Si le testateur ordonne à l’exécuteur d’acquitter, après que le demandeur a prêté serment, une dette revendiquée, celui-ci la paie sur le capital même de la succession. C’est l’opinion de notre Shaykh. » [Al-Furûʿ 4/716 (7/495)] (3)
(1) al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li, p. 280.
(2) al-Fatawa, vol. 31, p. 333 ; al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li, p. 280. Sa formule : « Et ce que l’exécuteur testamentaire dépense, en se portant bienfaiteur pour une œuvre charitable lors de la validation du testament, est prélevé sur les biens de l’orphelin. »
(3) al-Fatawa, vol. 31, pp. 320-322 ; al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li, p. 281.
باب الموصى إليه
٩١٠ - مسألة:
٩١١ - النظر إنما يكون للناظر الخاص الكافي لا للحاكم:
- قال ابن مفلح: (ولا نظر لحاكم مع وصيٍّ خاصٍ كافٍ، قال شيخنا ــ فيمن وصى إليه بإخراج حجة -: ولاية الدفع والتعيين للناظر الخاص «ع»، وإنما للولي العام الاعتراض لعدم أهليته، أو فعله محرما.
فظاهره: لا نظر ولا ضم مع وصيٍّ متهم، وهو ظاهر كلام جماعة، وتقدم كلامه في ناظر الوقف) [الفروع ٤/ ٧٠٨ (٧/ ٤٨٧)] (١).
٩١٢ - ما ينفقه الوصي المتبرع في ثبوت الوصية:
- قال ابن مفلح: (وما أنفقه وصيٌّ متبرعٌ بمعروف في ثبوتها من يتيم. ذكره شيخنا) [الفروع ٤/ ٧١٢ (٧/ ٤٩٢)] (٢).
٩١٣ - إذا أوصى الوصي بإعطاء مدع دينا بيمينه:
- قال ابن مفلح: (وإن وصاه بإعطاء مدع دينا بيمينه نقده من رأس ماله. قاله شيخنا) [الفروع ٤/ ٧١٦ (٧/ ٤٩٥)] (٣).
(١) «الاختيارات» للبعلي (٢٨٠).
(٢) «الفتاوى» (٣١/ ٣٣٣)، و «الاختيارات» للبعلي (٢٨٠)، وعبارته: (وما أنفقه وصي متبرع بالمعروف في ثبوت الوصية فمن مال اليتيم).
(٣) «الفتاوى» (٣١/ ٣٢٠ - ٣٢٢)، «الاختيارات» للبعلي (٢٨١).