Livre des testaments
908 – Ratification par les héritiers d’un legs fait à un héritier ou excédant le tiers, durant la maladie du testateur :
– Ibn Mufliḥ déclare : « Il n’est pas permis de léguer à un héritier même un tiers, ni à un non-héritier plus d’un tiers ; tel est l’avis explicite de l’imâm. Dans at-Tabsira, on lit : c’est blâmé. Une autre narration, rapportée par Ḥanbal, reconnaît néanmoins la validité du legs sur la totalité des biens (1). Le plus sûr est qu’il devient valide, dans l’un et l’autre cas, par l’approbation des héritiers (2) après le décès du testateur, de la même manière que pour leur renonciation. Selon une autre version, il devient valable dès la maladie (du testateur) avant son décès ; al-Qâḍî Abû Ḥâzim a déduit cela de l’autorisation donnée par le shafîʿ (co-préempteur) d’acheter, comme il l’a mentionné dans al-Nawâdir. Cette opinion a été retenue par l’auteur d’ar-Riʿâya ainsi que par notre Shaykh. » [Al-Furûʿ 4/661 (7/434-435)] (3).
909 – Révocation de celui qui avait ratifié le testament :
– Ibn Mufliḥ dit : « Celui qui l’a ratifié pour une quote-part indivise et déclare ensuite : “Je pensais que l’actif successoral était faible”, sa parole est admise, car c’est l’état présumé ; il prête serment et retire son approbation pour tout ce qui excède l’estimation qu’il en faisait. D’autres estiment qu’il ne peut se rétracter, tout comme s’il avait ratifié un bien déterminé ou une somme précise en croyant que le reste de la succession était important ; il existe encore une autre opinion sur la question. »