Et il a dit au sujet de celui qui a consacré des vignobles aux pauvres et dont les voisins subissent un préjudice : on le remplace par un bien qui n’occasionne aucun tort aux voisins ; l’ancien fonds redevient propriété privée et le nouveau devient *waqf*. [al-Furūʿ 4/623 (7/385)] (1). – Il a également rapporté : « Le Qâḍî, ses condisciples et le Shaykh ont déclaré – parce que cela (2) constitue la préservation même du *waqf* – qu’il fallait procéder à l’échange, tout comme il est obligatoire d’éviter d’engrosser ou de tuer une esclave mise en *waqf*. De même, notre Shaykh a dit : en cas de nécessité, l’échange doit se faire par un bien d’égale valeur ; s’il n’y a pas nécessité, il est permis de le faire contre un bien meilleur, l’intérêt étant manifeste, mais non contre un bien simplement équivalent, car cela ferait disparaître la désignation précise sans besoin. » [al-Furūʿ 4/625 (7/388)] (3). 897 – Surplus du revenu du *waqf* : Ibn Mufliḥ dit : « Tout ce qui dépasse les besoins d’une mosquée peut être affecté à une autre mosquée ou à un pauvre ; tel est le texte explicite. D’après une autre version, cela n’est pas permis ; selon une troisième, si, mais seulement pour quelque chose de semblable. C’est cette dernière opinion que notre Shaykh a retenue. Il ajoute : l’excédent peut aussi être dépensé pour d’autres intérêts collectifs et pour la construction d’habitations destinées aux ayants droit qui en assurent le service. Il poursuit : si l’on sait que le revenu restera constamment excédentaire, il devient obligatoire de l’employer, car le conserver serait source de corruption ; on peut même donner plus que ce qu’a fixé le fondateur, puisque sa limitation n’annule pas le droit à percevoir, comme pour les *awqāf* autres que les mosquées. Il conclut : il en va de même pour le *waqf* fondé par autrui, et les propos des autres auteurs vont dans ce sens. Nul, hormis le nâẓir (administrateur), n’est autorisé à disposer de l’excédent. » [al-Furūʿ 4/630-631 (7/396)] (4).
(1) al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī (p. 262-263). (2) C’est-à-dire : remplacement du waqf (l’arrêt). (3) Voir : al-Fatāwā, t. 31, p. 252-253, 254. (4) al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī (p. 263) ; voir également : al-Fatāwā, t. 31, p. 18-19, 89, 203, 206-207.
وقال فيمن وقف كروما على الفقراء، يحصل على جيرانها به ضرر: يُعَوِّض عنه بما لا ضرر فيه على الجيران، ويعود الأول ملكا والثاني وقفًا) [الفروع ٤/ ٦٢٣ (٧/ ٣٨٥)] (١). - وقال أيضا: (قال القاضي وأصحابه والشيخ: ولأنه (٢) استبقاء للوقف بمعناه، فوجب كإيلاد أمة موقوفة أو قتلها، وكذا قال شيخنا: مع الحاجة يجب بالمثل، وبلا حاجة يجوز بخير منه، لظهور المصلحة، ولا يجوز بمثله، لفوات التعيين بلا حاجة) [الفروع ٤/ ٦٢٥ (٧/ ٣٨٨)] (٣). ٨٩٧ - ما فضل من ريع الوقف: - قال ابن مفلح: (وما فضل عن حاجة مسجد جاز صرفه لمثله وفقير، نص عليه، وعنه: لا، وعنه: بلى لمثله. اختاره شيخنا. وقال أيضًا: وفي سائر المصالح وبناء مساكن لمستحق ريعه القائم بمصلحته. قال: وإن علم أن ريعه يفضل عنه دائما: وجب صرفه، لأن بقاءه فساد، وإعطاءه فوق ما قدره الواقف، لأن تقديره لا يمنع استحقاقه، كغير مسجده. وقال: ومثله وقف غيره، وكلام غيره معناه. قال: ولا يجوز لغير الناظر صرف الفاضل) [الفروع ٤/ ٦٣٠ ــ ٦٣١ (٧/ ٣٩٦)] (٤).
(١) «الاختيارات» للبعلي (٢٦٢ - ٢٦٣). (٢) أي: استبدال الوقف. (٣) انظر: «الفتاوى» (٣١/ ٢٥٢ - ٢٥٣، ٢٥٤). (٤) «الاختيارات» للبعلي (٢٦٣)، وانظر: «الفتاوى» (٣١/ ١٨ - ١٩، ٨٩، ٢٠٣، ٢٠٦ - ٢٠٧).