892 – Octroi à celui qui devient ayant droit avant la répartition : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Il (1) a dit : on verse à celui qui est devenu ayant droit avant la répartition des biens, tout comme pour la zakat. » [al-Furūʿ 4/619 (7/381)]. 893 – Lorsqu’il dit : « Affecte les deux tiers là où Allah t’inspire » : – Ibn Mufliḥ écrit : « Le Qâḍî et l’ouvrage at-Targhīb rapportent que l’expression : “Place mes deux tiers là où Allah te l’inspire” ou “dans la voie d’Allah” signifie qu’il faut obligatoirement les destiner à un acte de bienfaisance et de rapprochement (d’Allah) en faveur d’un pauvre et d’un indigent. L’avis le plus probant est que non : on les dirige plutôt vers les pauvres de sa propre parenté ; en effet, un parent qui n’hérite pas de lui est plus prioritaire, on commence donc par eux, comme l’Imâm l’a expressément indiqué. Notre Cheikh ajoute : C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il existe une divergence quant au caractère obligatoire du legs en leur faveur ; il en résulte que notre question relève du même cas. » [al-Furūʿ 4/619 (7/381)]. 894 – Les ashraf : – Ibn Mufliḥ précise : « Les ashraf sont la famille du Prophète (sur lui la paix), ainsi que l’a exposé notre Cheikh. Il explique : Les habitants de l’Irak ne qualifiaient de “charîf” que celui qui appartenait aux Banû al-‘Abbâs, tandis que nombre de gens du Shâm et d’ailleurs n’attribuaient ce titre qu’à un descendant ‘alawî. Il ajoute : Le Législateur n’a lié à cette appellation aucun jugement dans le Livre ni dans la sunna ; il faut donc en rechercher la définition dans la langue. Or, dans la langue, charîf est l’opposé de wadî‘ (ignoble) et de da‘îf (faible) ; il évoque la préséance et l’autorité. Comme la famille du Prophète ﷺ est la plus digne des familles d’être honorée, quiconque en fait partie est qualifié de charîf. » [al-Furūʿ 4/620 (7/382)] (2).
(1) C’est-à-dire : cheikh al-Islām Ibn Taymiyya. (2) Mukhtasar al-fatāwā al-miṣriyyah (Abrégé des fatwas égyptiennes), pp. 565-567 ; voir al-fatāwā, vol. 31, pp. 93-94.
٨٩٢ - إعطاء من صار مستحقا قبل القسمة: - قال ابن مفلح: (قال (١): ويعطى من صار مستحقًا قبل قسمة المال كزكاة) [الفروع ٤/ ٦١٩ (٧/ ٣٨١)]. ٨٩٣ - إذا قال: «ضع ثلثي حيث أراك الله»: - قال ابن مفلح: (وذكر القاضي و «الترغيب»: أن «ضع ثلثي حيث أراك الله أو في سبيل الله» = البر والقربة لفقير ومسكين وجوبا، والأصح: لا، كفقراء قرابته، مع أن قريبا لا يرثه أحق، فيبدأ بهم، نص عليه. قال شيخنا: ولهذا في وجوب وصيته لهم الخلاف، فدل أن مسألتنا كهي) [الفروع ٤/ ٦١٩ (٧/ ٣٨١)]. ٨٩٤ - الأشراف: - قال ابن مفلح: (والأشراف أهل بيت النبي (عليه السلام)، ذكره شيخنا، قال: وأهل العراق كانوا لا يسمون «شريفا» إلا من كان من بني العباس، وكثير من أهل الشام وغيرهم لا يسمون إلا من كان علويا. قال: ولم يعلق عليه الشارع حكما في الكتاب والسنة ليتلقى حده من جهته. والشريف في اللغة: خلاف الوضيع والضعيف، وهو الرياسة والسلطان، ولما كان أهل بيت النبي ﷺ أحق البيوت بالتشريف صار من كان من أهل البيت شريفا) [الفروع ٤/ ٦٢٠ (٧/ ٣٨٢)] (٢).
(١) أي: شيخ الإسلام ابن تيمية. (٢) «مختصر الفتاوى المصرية» (٥٦٥ - ٥٦٧)، وانظر: «الفتاوى» (٣١/ ٩٣ - ٩٤).