Il poursuit : « Ainsi, celui qui mange des bonnes choses sans remercier son Seigneur ni accomplir d’œuvres vertueuses sera châtié pour avoir délaissé les obligations, et ces bonnes choses ne lui sont pas licites ; car Dieu, exalté soit-Il, ne les a rendues licites qu’à celui qui s’en aide pour Lui obéir, non à celui qui s’en sert pour Lui désobéir, conformément à Sa parole : « Il n’y a point de blâme pour ceux qui ont cru et accompli les œuvres salutaires, en ce qu’ils auront consommé » ⦗al-Mâʾida : 93⦘.
Il ajoute : « C’est pourquoi il n’est pas permis d’assister quelqu’un, même au moyen de choses permises, dans la désobéissance ; ainsi, donner du pain et de la viande à celui qui boit du vin et s’en sert pour la débauche est illicite.
« De même, la parole du Très-Haut : « Puis, ce jour-là, vous serez interrogés sans nul doute au sujet du bien-être » ⦗at-Takâthur : 8⦘ signifie que l’on sera questionné sur la gratitude due pour ce bien-être. Le serviteur devra donc rendre grâce à Dieu pour Ses bienfaits, car Dieu ne punit pas pour ce qu’Il a autorisé ; Il punit seulement pour l’abandon d’un ordre ou la commission d’un interdit. » Fin de citation ⦗al-Âdâb ash-Sharʿiyya 3/187-188⦘ (1).
Voir également la question no 146.
891 – Affectation de la zakat aux catégories « ar-riqâb » (affranchissement d’esclaves), « al-ghârimûn » (débiteurs), « fî sabîl Allâh » (pour la cause d’Allah) et « ibn as-sabîl » (voyageur en détresse)
– Ibn Mufliḥ déclare : « Les postes ar-riqâb, al-ghârimûn, fî sabîl Allâh et ibn as-sabîl font partie des destinations de la zakat ; on peut donc en consacrer le montant au rachat des captifs, en le versant à celui qui les libère. » Notre Cheikh précise : « Il est également permis de rembourser ce qui a été emprunté à cette fin, car le Prophète ﷺ empruntait parfois pour les ayants droit de la zakat, puis affectait la zakat au règlement de la dette ; il en ressort que payer la dette équivaut à verser directement la somme due. » ⦗al-Furūʿ 4/619 (7/380-381)⦘ (2).
(1) « al-Fatawa », vol. 22, p. 134.
(2) « al-Fatawa », vol. 31, pp. 201-202.
قال: فمن أكل من الطيبات ولم يشكر ربه ولم يعمل صالحا= كان معاقبا على ما تركه من فعل الواجبات، ولم يحل له الطيبات، فإن الله تعالى إنما أحلها لمن يستعين بها على طاعته، ولم يحلها لمن يستعين بها على معصيته، كما قال تعالى: ﴿لَيْسَ عَلَى الَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ جُنَاحٌ فِيمَا طَعِمُوا﴾ الآية [المائدة: ٩٣].
قال: ولهذا لا يجوز أن يعان الإنسان بالمباحات على المعاصي، مثل من يعطي الخبز واللحم لمن يشرب الخمر، ويستعين به على الفواحش.
قال: وقوله تعالى: ﴿ثُمَّ لَتُسْأَلُنَّ يَوْمَئِذٍ عَنِ النَّعِيمِ﴾ [التكاثر: ٨] أي: عن الشكر على النعيم، فيطالب العبد بأداء شكر الله على النعيم، فإن الله تعالى لا يعاقب على ما أباح، وإنما يعاقب على ترك مأمور وفعل محذور. انتهى كلامه) [الآداب الشرعية ٣/ ١٨٧ - ١٨٨] (١).
وانظر: ما تقدم في المسألة رقم (١٤٦).
٨٩١ - مصرف الرقاب والغارمين وفي سبيل الله وابن سبيل:
- قال ابن مفلح: (والرقاب والغارمون وفي سبيل الله وابن السبيل مصارف الزكاة، فتعطى في فداء الأسرى لمن يفديهم، قال شيخنا: أو يوفى ما استدين فيهم، لأن النبي ﷺ كان تارة يستدين لأهل الزكاة ثم يصرفها لأهل الدين، فعلم أن الصرف وفاء كالصرف أداء) [الفروع ٤/ ٦١٩ (٧/ ٣٨٠ - ٣٨١)] (٢).
(١) «الفتاوى» (٢٢/ ١٣٤).
(٢) «الفتاوى» (٣١/ ٢٠١ - ٢٠٢).