ceux qui, dans un pays d’Islam, n’ont pas de père identifié, dit-il ; et l’on ne donne rien à un mécréant. Il en ressort donc qu’il ne saurait recevoir quoi que ce soit d’un waqf général, ainsi que le laissent entendre leurs propos à plusieurs endroits, même si une autre orientation reste envisageable. ⦗al-Furūʿ 4/618 (7/379)⦘ (1).
890 – Les modalités d’usage des choses licites
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre Cheikh a dit : Le gaspillage dans le domaine licite consiste à dépasser la mesure ; c’est une transgression illicite. Se priver de leurs surplus relève de l’ascèse permise, alors que s’en abstenir totalement – tel celui qui se prive de viande, de pain, d’eau, ou du port de vêtements en lin et en coton, ou encore des femmes – relève de l’ignorance et de l’égarement. Or Dieu a ordonné de manger ce qui est ṭayyib (pur et profitable) et de Le remercier ; est ṭayyib ce qui profite et aide à accomplir le bien. Il a en revanche interdit ce qui est khabīth, c’est-à-dire ce qui nuit à sa religion. » ⦗al-Furūʿ 4/618 (7/380)⦘.
– Il ajoute : « Et le Cheikh Taqī ad-Dīn a dit ailleurs : Le gaspillage dans les choses permises, c’est dépasser la limite ; cela relève de la transgression prohibée. Se dispenser de leurs excédents constitue une ascèse licite, mais s’abstenir totalement des actes permis – comme celui qui se refuse à manger de la viande, du pain, à boire de l’eau, à porter du lin ou du coton pour ne porter que de la laine, ou qui renonce au mariage en pensant que cela fait partie de l’ascèse recommandée – celui-là est un ignorant égaré… » Puis il rappelle que Dieu a ordonné de manger des bonnes choses et de Le remercier : est bonne toute chose qui profite à l’homme et l’aide à L’obéir, tandis qu’Il a interdit les mauvaises, celles qui lui nuisent dans sa religion. Le remerciement consiste alors à L’adorer en accomplissant Ses ordres et en délaissant Ses interdits.
(1) Al-Ikhtiyārāt de al-Baʿlī, p. 262 ; voir également Mukhtaṣar al-Fatāwā, p. 403.
ليس له ببلد الإسلام أب يعرف، قال: ولا يعطى كافر، فدل أنه لا يعطى من وقف عام، وهو ظاهر كلامهم في مواضع، ويتوجه وجه) [الفروع ٤/ ٦١٨ (٧/ ٣٧٩)] (١).
٨٩٠ - أحوال استعمال المباحات:
- قال ابن مفلح: (قال شيخنا: الإسراف في المباح هو مجاوزة الحد، وهو من العدوان المحرم، وترك فضولها من الزهد المباح، والامتناع منه مطلقًا، كمن يمتنع من اللحم أو الخبز أو الماء أو لبس الكتان والقطن أو النساء= فهذا جهل وضلال، والله أمر بأكل الطيب والشكر له، والطيب: ما ينفع ويعين على الخير، وحرم الخبيث، وهو: ما يضر في دينه) [الفروع ٤/ ٦١٨ (٧/ ٣٨٠)].
- وقال أيضا: (وقال الشيخ تقي الدين في موضع آخر: الإسراف في المباحات هو مجاوزة الحد، وهو من العدوان المحرم، وترك فضولها هو من الزهد المباح، وأما الامتناع من فعل المباحات مطلقا، كالذي يمتنع من أكل اللحم، أو أكل الخبز، أو شرب الماء، أو من لبس الكتان والقطن، ولا يلبس إلا الصوف، ويمتنع من نكاح النساء، ويظن أن هذا من الزهد المستحب= فهذا جاهل ضال ... إلى أن ذكر: أن الله أمر بالأكل من الطيبات، والشكر له، والطيب هو ما ينفع الإنسان ويعينه على الطاعة، وحرَّم الخبائث، وهو ما يضره في دينه، وأمر بشكره، وهو العمل بطاعته، بفعل المأمور به، وترك المحظور.
(١) «الاختيارات» للبعلي (٢٦٢)، وانظر: «مختصر الفتاوى» (٤٠٣).