– Il a dit également : « Selon notre Cheikh, lorsque le constituant déclare : “couche après couche” ou une expression équivalente, il établit un ordonnancement global, même si une autre lecture reste concevable. Mais s’il ajoute ceci : “Si l’un des fils du premier bénéficiaire décède de son vivant en laissant un enfant, puis que le père meurt en laissant ses propres enfants ainsi que ce petit-fils dont le père est mort avant que son droit ne s’ouvre, ce petit-fils recevra avec eux la part qu’aurait eue son père s’il avait vécu”, le texte est alors explicite quant à l’ordonnancement des individus.
Il a encore précisé que, dans le cas où l’on se contente de dire : “couche après couche” sans autre détail, la question est litigieuse. L’avis le plus probant veut que la part de chacun passe à ses enfants, puis aux enfants de ses enfants, sans mise en commun. Si, toutefois, on stipule que la part de celui qui meurt sans descendance revient à son degré, et que le waqf est partagé entre les différentes couches, doit-on l’attribuer à l’ensemble des ayants droit du waqf ou seulement à la couche correspondante, comme dans un waqf ordonné ? Les deux options sont possibles. S’il ne se trouve personne dans ce degré, on statue comme si la condition n’avait pas été posée.
De même, si le waqf est affecté à la première couche avec la clause que la part de celui qui meurt sans enfant revient à son degré, cette part revient-elle à tous les bénéficiaires du waqf ou uniquement à sa couche, même si celle-ci fait partie des bénéficiaires ? Plusieurs hypothèses existent, et aucune part n’est due à celui qui n’a en aucun cas vocation à en profiter.
Quant à la formule : “Celui qui meurt en laissant des enfants, sa part revient à ses enfants”, elle couvre aussi bien la part initiale que la part révertie (*al-ʿāʾid*). Notre Cheikh a néanmoins retenu qu’elle ne vise que la part initiale (1), car, si leurs deux pères étaient en vie, ils se partageraient la part révertie. »
(1) Dans Tashih al-Furuʾ, al-Mardawi étudie le cas des parts originelles et retournées dans une succession instituée d’abord au profit des enfants, puis à celui de leurs descendants à perpétuité, selon la règle suivante : si un héritier meurt en laissant un descendant, sa part revient à ses enfants ; s’il meurt sans postérité, elle est attribuée à ses frères ou sœurs du même degré. Lorsque plusieurs enfants décèdent sans laisser de postérité, leurs parts reviennent à leurs frères ou sœurs, puis un autre enfant meurt en laissant des descendants : la part originelle du père revient alors à son enfant. Se pose alors la question : la part que le père avait reçue de la succession de son frère doit-elle également revenir à ce même enfant, puisque cette part est désormais incluse dans sa quote-part ? Ou doit-elle être attribuée à la génération collatérale, au motif que le père n’avait obtenu cette part qu’en tant qu’égal en degré au défunt, condition que son fils ne remplit pas ? Deux opinions existent ; Abu l-ʿAbbās rapporte les deux, et, comme le souligne l’auteur, c’est la seconde qui est préférée. Dieu sait mieux.
- وقال أيضا: (فعلى قول شيخنا: إن قال بطنا بعد بطن ونحوه، فترتيب جملة، مع أنه محتمل، فإن زاد على أنه إن توفي أحد من أولاد الموقوف عليه ابتداء في حياة والده وله ولد، ثم مات الأب عن أولاده لصلبه، وعن ولد ولده لصلبه الذي مات أبوه قبل استحقاقه فله معهم ما لأبيه لو كان حيا، فهو صريح في ترتيب الأفراد.
وقال أيضًا فيما إذا قال: بطنا بعد بطن، ولم يزد شيئا: هذه المسألة فيها نزاع، والأظهر أن نصيب كل واحد ينتقل إلى ولده، ثم إلى ولد ولده، ولا مشاركة، وإن قال: على أن نصيب الميت عن غير ولد لدرجته، والوقف مشترك بين البطون، فهل هو لأهل الوقف أو لبطنه منهم كالمرتب؟ فيه احتمالان، فإن لم يوجد في درجته أحد: فالحكم كما لو لم يذكر الشرط، وإن كان الوقف على البطن الأول على أن نصيب الميت منه عن غير ولد لدرجته، فهل نصيبه لأهل الوقف أو لبطنه؟ وإن كانوا من أهل الوقف، فيه احتمالات، ولا شيء لمن لا يستحق بحال.
وقوله: «من مات عن ولد فنصيبه لولده» يشمل الأصلي والعائد، واختار شيخنا الأصلي (١)، لأن والديهما لو كانا حيين: اشتركا في العائد،
(١) قال المرداوي في «تصحيح الفروع»: (صورة النصيب العائد والأصلي: إذا وقف على أولاده ثم على أولادهم أبدا على أن من مات عن ولد فنصيبه لولده، ومن مات عن غير ولد فنصيبه لمن في درجته من إخوته، ثم مات بعض أولاده عن غير ولد، فانتقل نصيبه إلى من في درجته من إخوته، ثم مات ولد آخر عن ولد= انتقل نصيب أبيه الأصلي إلى ولده، وأما ما عاد إلى أبيه من نصيب أخيه فهل يستحقه هذا الولد لأنه قد صار من نصيبه، أم لا يستحقه الولد بل يستحقه بقية الطبقة، لأن أباه إنما استحقه بمساواته للميت في الدرجة، وابنه ليس بمساو للميت في الدرجة فلا يستحقه، ونصيب أبيه هو ما استحقه أبوه بالإحالة دون هذا العائد؟ هذا فيه وجهان، حكاهما أبو العباس ﵁، ورجح الثاني كما أشار إليه المصنف كما ذكرنا، والله أعلم) ا. هـ.