Il dit : « Relève également de l’appropriation illégitime des biens le fait que certaines personnes touchent des traitements qui dépassent de plusieurs fois leurs besoins, et que d’autres occupent des postes dont la rétribution fixée est élevée (1) ; ils la perçoivent puis en délèguent l’exercice pour une somme dérisoire.
Il ajouta : La délégation dans ce type de fonctions stipulées est permise, même si le fondateur a désigné le titulaire, à condition que le remplaçant ait la même compétence que celui qui l’envoie. Toutefois, cela peut entraîner un préjudice prépondérant (2), semblable aux tâches prévues dans un contrat d’ijāra portant sur une obligation personnelle. » ⦗Al-Furūʿ 4/604 (7/361-362)⦘ (3).
(1) Dans la première édition apparaît « kathir », la lecture confirmée figure dans la deuxième édition.
(2) Dans sa Hâchiya sur al-Furuʿ, Ibn Qundus rapporte : « D’après le manuscrit d’Ibn Mughla (qu’Allah lui fasse miséricorde) : ‘tel qu’il figure dans les copies, et la lecture correcte est : “s’il n’y a pas de préjudice prépondérant”’. Il en va de même dans les Fatawa du shaykh. » Dans Tashih al-Furuʿ, al-Mardawi ajoute, après avoir cité Ibn Mughla : « J’aurais suggéré : “et il pourrait y avoir un avantage prépondérant”. J’ai aussi relevé dans les Hawashi d’Ibn Nasr Allah : ‘ce pourrait être un avantage’. Toutefois, la référence principale demeure l’avis du shaykh Taqi al-Din, qui écrit dans certaines fatâwa : “en toute hypothèse, l’istikhlaf (substitution) dans de telles opérations conditionnelles est licite, même si le stipulant l’a prohibé, pourvu que l’agent soit équivalent au mandant et qu’il n’y ait pas de préjudice prépondérant.” »
(3) Al-Ikhtiyarat d’al-Baʿli, nos 223, 256 et 257 ; voir aussi les Fatâwa, t. 28, p. 572 ; t. 31, p. 42.
قال: ومِنْ أَكْلِ المال بالباطل قوم لهم رواتب أضعاف حاجاتهم، وقوم لهم جهات معلومها كبير (١) يأخذونه ويستنيبون بيسير.
وقال أيضًا: النيابة في مثل هذه الأعمال المشروطة جائز، ولو عينه الواقف، إذا كان مثل مستنيبه، وقد يكون في ذلك مفسدةٌ راجحةٌ (٢)، كالأعمال المشروطة في الإجارة على عمل في الذمة) [الفروع ٤/ ٦٠٤ (٧/ ٣٦١ ــ ٣٦٢)] (٣).
(١) في ط ١: (كثير)، والمثبت من ط ٢.
(٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (من خط ابن مغلي -رحمه الله تعالى-: كذا في النسخ، وصوابه: إن لم يكن في ذلك مفسدة راجحة. كذا هو في «فتاوى الشيخ») ا. هـ.
وقال المرداوي في «تصحيح الفروع» ــ بعد أن نقل كلام ابن مغلي -: (قلت: لو قيل: «وقد يكون في مثل ذلك مصلحة راجحة» = لكان أولى، ثم وجدت ابن نصر الله في «حواشيه» قال: لعله مصلحة. انتهى، لكن المرجع في ذلك إلى ما قاله الشيخ تقي الدين، ثم وجدت الشيخ تقي الدين قال في بعض «فتاويه»: وبكل حال، فالاستخلاف في مثل هذه الأعمال المشروطة جائز، ولو نهى الواقف عنه، إذا كان النائب مثل المستنيب ولم يكن في ذلك مفسدة راجحة) ا. هـ.
(٣) «الاختيارات» للبعلي (٢٢٣، ٢٥٦، ٢٥٧)، وانظر: «الفتاوى» (٢٨/ ٥٧٢؛ ٣١/ ٤٢)