ces matières « ne manquent pas d’efficacité purificatrice, objecte-t-il, mais on les détériore en les utilisant. » Et si l’on objecte : « Notre propre nourriture, bien qu’il soit interdit de la gaspiller, disparaît pourtant quand on la consomme », l’argument vaut a fortiori. [Al-Furūʿ : 1/123 (1/141)] (1). 23 – Obliger l’enfant à pratiquer l’istijmār et assimilés – Ibn Mufliḥ rapporte : « L’ablution devient obligatoire dès que l’une de ses causes survient (2), et notre maître a estimé — par analogie avec le grand lavage — qu’il convient pareillement de contraindre l’enfant à l’istijmār et à ce qui en tient lieu. » [Al-Furūʿ : 1/199 (1/257)]. 24 – Usage, par une personne ayant besoin de se purifier, d’un lieu d’ablution réservé à un groupe donné – Ibn Mufliḥ écrit : « Notre maître a dit : Il est illicite d’empêcher celui qui a besoin de se purifier d’accéder à un lieu d’ablution, même si celui-ci a été affecté, par waqf, à un groupe déterminé — tel un collège ou un ribāṭ —, et même s’il se trouve sur une propriété privée, car, selon la Loi et l’usage, ces installations sont réputées offertes à qui en a besoin. Quand bien même le fondateur du waqf aurait expressément stipulé l’interdiction, celle-ci n’est recevable qu’en cas de possibilité de s’en passer ; autrement, il faut mettre à la disposition du nécessiteux les utilités qui lui sont indispensables — telle l’occupation (3) de la demeure ou l’usage de ses ustensiles —, et, selon l’opinion la plus sûre, sans exiger de contrepartie financière. » [Al-Furūʿ : 1/125 (1/143-144)] (4).
(1) al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li, p. 17. Voir aussi : al-Fatawa, vol. 21, pp. 211–212 et 475. (2) Ibn Qundus écrit dans sa Hashiya ‘ala l-Furu‘ (t. 1, p. 257) : « c’est-à-dire : si, chez l’enfant, on trouve un des éléments rendant le wudu obligatoire, il doit alors l’accomplir. » (3) Dans l’édition 1 : « kas-sakin ». … Ibn Qundus précise dans sa Hashiya ‘ala l-Furu‘ : « c’est ainsi dans les manuscrits ; mais il se pourrait que le terme exact soit kas-sakin, car, selon l’usage, on n’accorde pas la jouissance d’une demeure sans contrepartie financière. » [fin de citation] Al-Mardawi rapporte cette remarque dans son Tashih al-Furu‘, l’attribuant à Ibn Qundus et à Ibn Nasrallah, puis ajoute : « cette hypothèse est plausible, et il n’est pas étonnant d’accorder le logement à un nécessiteux. » [fin de citation] (4) al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li, pp. 17–18.
لا يُنْقي بل لإفساده، فإذا قيل: «يزول بطعامنا مع التحريم» فهذا أولى) [الفروع: ١/ ١٢٣ (١/ ١٤١)] (١). ٢٣ - إلزام الصبي بالاستجمار ونحوه: - قال ابن مفلح: (ويجب الوضوء بموجباته (٢) «و»، وجعل شيخنا مثل مسألة الغسل إلزامه باستجمار ونحوه) [الفروع: ١/ ١٩٩ (١/ ٢٥٧)]. ٢٤ - استعمال المحتاج إلى الطهارة لمطهرة موقوفة على طائفة معينة: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: ويحرم منع المحتاج إلى الطهارة ولو وُقِفَت على طائفة معينة ــ كمدرسة ورباط ــ ولو في ملكه، لأنها بموجب الشرع والعرف مبذولة للمحتاج، ولو قدر أن الواقف صرح بالمنع فإنما يسوغ مع الاستغناء، وإلا فيجب بذل المنافع المختصة للمحتاج ــ كسكنى (٣) داره، والانتفاع بماعونه ــ ولا أجرة في الأصح) [الفروع: ١/ ١٢٥ (١/ ١٤٣ ــ ١٤٤)] (٤).
(١) «الاختيارات» للبعلي (١٧)، وانظر: «الفتاوى» (٢١/ ٢١١ - ٢١٢، ٤٧٥). (٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع» (١/ ٢٥٧): (أي: إذا وجد من الصبي شيء من موجبات الوضوء وجب عليه الوضوء). (٣) في ط ١: (كسكين). ... وقال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (كذا في النسخ، ولعله: كسكين، فإن الدار لا تبذل بلا أجرة في العرف) ا. هـ. ونقل هذا الكلام المرداوي في «تصحيح الفروع» عنه وعن ابن نصر الله، ثم قال: (وهذا محتمل، وليس ببعيد بذل السكنى لمحتاج) ا. هـ. (٤) «الاختيارات» للبعلي (١٧ - ١٨).