872 – Dépenses d’entretien du waqf :
– Ibn Muflih rapporte : « La restauration du bien waqf est obligatoire pour chaque génération de bénéficiaires, ainsi que l’a indiqué notre shaykh. D’autres ont affirmé qu’elle ne l’est pas, le waqf étant alors assimilé à un bien libre (*ṭalq*). Quoi qu’il en soit, son entretien prime sur les émoluments des titulaires de fonctions. Notre shaykh précise qu’il faut concilier ces deux postes de dépense dans la mesure du possible ; il se peut même que cela devienne obligatoire. » [Al-Furūʿ 4/599-600 (7/357)] (1).
873 – Conditions posées par le fondateur du waqf : celles qui lient et celles qui ne lient pas.
874 – Cas où le fondateur a fixé un montant mais où, selon la Loi sacrée, le bénéficiaire a droit à davantage :
– Ibn Muflih écrit : « … On se réfère à la condition du fondateur (2) pour ce qui touche à la priorité, l’égalité, la fusion ou leur contraire ; à la prise en compte ou non d’un qualificatif ; à l’interdiction de louer le bien ou à la durée du bail. Notre shaykh estime qu’il n’est obligatoire de se conformer qu’à la condition portant sur un acte recommandé ; tel est l’avis manifeste de l’école, car elle ne profite pas réellement au fondateur et les autres sont excusés de ne pas s’y astreindre : dépenser l’argent du waqf à cette fin relèverait donc de la frivolité et n’est pas permis. Al-Hârithî a confirmé cet avis mot pour mot … à propos d’une clause fixant la rémunération du nâẓir (administrateur).
Notre shaykh ajoute : « Celui à qui le fondateur a alloué une somme déterminée peut recevoir davantage s’il y a droit d’après la Loi sacrée. » Il déclare encore : « Toute condition réprouvée est nulle, d’un commun accord. » [Al-Furūʿ 4/600 (7/357-358)] (3).
(1) al-Ikhtiyarat de al-Ba’li, p. 254.
(2) C’est-à-dire : la condition du waqif (fondateur de la dotation).
(3) al-Ikhtiyarat de al-Ba’li, p. 253-254 ; voir aussi al-Fatawa, vol. 31, p. 13-14, 47-50, 57-64, et Jami’ al-Masail, vol. 3, p. 336.
٨٧٢ - نفقة عمارة الوقف:
- قال ابن مفلح: (وتجب عمارته بحسب البطون، ذكره شيخنا، وذكر غيره: لا تجب، كالطلق، وتقدم عمارته على أرباب الوظائف، وقال شيخنا: الجمع بينهما حسب الإمكان، بل قد يجب) [الفروع ٤/ ٥٩٩ ــ ٦٠٠ (٧/ ٣٥٧)] (١).
٨٧٣ - ما يلزم العمل به من شروط الواقف وما لا يلزم:
٨٧٤ - ومن قدر له الواقف شيئا فاستحق أكثر بموجب الشرع:
- قال ابن مفلح: ( ... ويرجع إلى شرطه (٢) في تقديم وتسوية وجمع وضد ذلك، واعتبار وصف وعدمه، وعدم إيجاره أو قدر المدة، واختار شيخنا لزوم العمل بشرط مستحب خاصة، وذكره ظاهر المذهب؛ لأنه لا ينفعه ويعذر غيره، فبذل المال فيه سفه ولا يجوز، وأيده الحارثي بنصه ... في شرط أجرة للناظر.
وقال شيخنا: ومن قدر له الواقف شيئا، فله أكثر إن استحقه بموجب الشرع، وقال: الشرط المكروه باطل، اتفاقًا) [الفروع ٤/ ٦٠٠ (٧/ ٣٥٧ - ٣٥٨)] (٣).
(١) «الاختيارات» للبعلي (٢٥٤).
(٢) أي: شرط الواقف.
(٣) «الاختيارات» للبعلي (٢٥٣، ٢٥٤)، وانظر: «الفتاوى» (٣١/ ١٣ - ١٤، ٤٧ - ٥٠، ٥٧ - ٦٤)، «جامع المسائل» (٣/ ٣٣٦).