860 – Lorsque la turpitude notoire de l’administrateur est établie puis qu’il se repent :
861 – Et lorsqu’il a fait preuve de négligence, la part qui lui revient est amputée à proportion de ce qu’il a fait perdre :
– Ibn Mufliḥ écrit : « Quand la débauche d’un administrateur est avérée ou qu’il persiste (1) à agir contrairement à une condition valable tout en sachant que cela est illicite, sa capacité est entachée ; dès lors, soit il se démet, soit il est destitué, soit on lui adjoint un homme digne de confiance, selon la célèbre divergence d’opinions (2). Si, par la suite, lui-même ou l’exécuteur testamentaire redevient apte, il reprend sa fonction, comme si cela avait été expressément stipulé et à l’instar d’une personne décrite par condition. Notre shaykh rapporte cela et ajoute : “Chaque fois qu’il se montre négligent, on retranche de ce qui lui est dû une somme équivalente à la valeur de l’obligation manquée.” » [Al-Furūʿ 4/594-595 (7/349-350)] (3).
862 – Ce que perçoit l’agent lorsque aucune rémunération ne lui a été fixée :
863 – Lorsque le fondateur délègue l’administration à un juge sans préciser l’école juridique :
864 – Le cas où le fondateur subordonne toujours l’administration à l’adhésion à une école déterminée :
865 – S’il consacre le waqf à un professeur et à des juristes, qui fixe le montant de leurs émoluments ?
– Ibn Mufliḥ écrit : « Dans Al-Aḥkām as-Sulṭāniyya, il est dit, à propos de l’agent : il a droit à sa rétribution si celle-ci est déterminée ; s’il manque à son devoir et laisse une partie du travail inachevée, il ne mérite pas la part correspondante. S’il s’agit d’une faute qui lui est imputable, il la mérite néanmoins, et il n’a droit à aucun supplément. Si sa rétribution est inconnue, on lui verse le salaire de son semblable ; si ce salaire est déjà inscrit dans le dîwân et pratiqué par plusieurs personnes, c’est le salaire de l’égal ; et si rien ne lui a été stipulé … »
(1) Dans Al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī : (Adhar).
(2) Ibn Qundus commente ce passage dans sa Ḥawāshī ‘alā al-Furū‘, et al-Mardawī dans Taṣḥīḥ al-Furū‘.
(3) Voir : Al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī (pp. 251-252) et la Ḥawāshī al-Furū‘ d’Ibn Qundus (t. 11, pp. 367-368).
٨٦٠ - إذا ثبت فسق الناظر ثم تاب:
٨٦١ - وإذا فرط سقط مما له بقدر ما فوته:
- قال ابن مفلح: (ومن ثبت فسقه، أو أصر (١) متصرفا بخلاف الشرط الصحيح عالما بتحريمه= قدح فيه، فإما أن ينعزل، أو يُعزل، أو يضم إليه أمين، على الخلاف المشهور (٢)، ثم إن صار هو أو الوصي أهلا: عاد، كما لو صرح به، وكالموصوف. ذكره شيخنا، قال: ومتى فرط سقط مما له بقدر ما فوته من الواجب) [الفروع ٤/ ٥٩٤ ــ ٥٩٥ (٧/ ٣٤٩ - ٣٥٠)] (٣).
٨٦٢ - ما يأخذه العامل إذا لم يسم له شيء:
٨٦٣ - وإذا أطلق النظر لحاكم دون تحديد المذهب:
٨٦٤ - وشرط الواقف النظر لذي مذهب معين دائما:
٨٦٥ - وإذا وقف لمدرس وفقهاء فمن الذي يقدر أعطياتهم؟
- قال ابن مفلح: (وفي «الأحكام السلطانية» في العامل يستحق ماله إن كان معلومًا، فإن قصر فترك بعض العمل= لم يستحق ما قابله، وإن كان بجناية منه استحقه، ولا يستحق لزيادة، وإن كان مجهولا فأجرة مثله، فإن كان مقدرًا في الديوان وعمل به جماعة= فهو أجر المثل، وإن لم يسم له
(١) في «الاختيارات» للبعلي: (أضر).
(٢) علق على هذا ابن قندس في «حاشيته على الفروع»، والمرداوي في «تصحيح الفروع».
(٣) انظر: «الاختيارات» للبعلي (٢٥١ - ٢٥٢)، وانظر «حاشية الفروع» لابن قندس (١١/ ٣٦٧ - ٣٦٨).