857 – Le fondateur a réservé la charge d’administrateur (nâẓir) à une personne pour la période qui suivra son propre décès ; si, par la suite, celle-ci se démet ou devient pécheresse notoire : – Ibn Mufliḥ écrit : « Celui qui a désigné un administrateur ne peut le révoquer sans qu’une clause de révocation ait été prévue. S’il a d’abord retenu la charge pour lui-même puis pour autrui, ou s’il l’a déléguée ou transmise, deux avis sont rapportés. L’administrateur originaire (1) possède le pouvoir de nommer et de destituer, et il en va de même pour l’administrateur désigné par clause — pourvu qu’un mandataire puisse, à son tour, mandater. Quant à la personne ainsi désignée, si, après le décès du fondateur (2), elle renonce à la fonction ou sombre dans la débauche, son cas est assimilé à celui d’un décès, car la désignation vise la situation la plus courante. C’est ce qu’expose notre shaykh. » [Al-Furūʿ 4/593 (7/344-347)] (3). 858 – Nul ne partage l’autorité avec l’administrateur : – Ibn Mufliḥ écrit : « Il appartient à l’administrateur de confirmer les nominations aux fonctions, comme on l’a signalé pour le responsable d’une mosquée. Al-Aḥkām as-Sulṭāniyya précise qu’il installe l’imâm dans les grandes mosquées ; toutefois, le droit à la charge ne dépend de cette nomination (4) que si une clause l’exige. En dehors de cela, personne n’exerce l’administration avec lui. Les auteurs l’affirment sans restriction, et notre shaykh le confirme. » [Al-Furūʿ 4/593] (5). 859 – Le juge peut adjoindre un homme fiable à l’administrateur en cas de négligence ou de soupçon : – Ibn Mufliḥ écrit : « Le juge détient un pouvoir de surveillance générale ; il intervient lorsque l’administrateur accomplit un acte injustifié. Il lui est également permis de lui adjoindre un homme digne de confiance lorsqu’une négligence ou un soupçon pèse sur lui, afin que l’objectif recherché soit atteint. Tel est l’avis de notre shaykh et d’autres. » [Al-Furūʿ 4/594 (7/394)] (6).
(1) Voir : l’analyse d’Ibn Qandis sur cette expression dans sa Hachiya ’ala al-Furu’ (tome 7, p. 346). (2) Préconiser d’examiner la question seulement après son décès, comme le soutient al-Mardâwî dans Tashîh al-Furu’. (3) al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 251. (4) Dans la première édition : [texte repris ci-dessus] ; la lecture authentifiée figure dans la deuxième édition. (5) Voir : al-Insâf, tome 7, pp. 62-63. (6) al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 251.
٨٥٧ - إذا شرط النظر له بعد موته فعزل نفسه أو فسق: - قال ابن مفلح: (ومن شرط نظره له لم يعزله بلا شرط، وإن شرطه لنفسه ثم لغيره، أو فوضه إليه، أو أسنده، فوجهان، وللناظر بالأصالة (١) النصب والعزل، وكذا للناظر بالشرط ــ إن جاز للوكيل التوكيل ــ، ومن شرطه له إن مات (٢) فعزل نفسه، أو فسق فكموته، لأن تخصيصه للغالب. ذكره شيخنا) [الفروع ٤/ ٥٩٣ (٧/ ٣٤٤ - ٣٤٧)] (٣). ٨٥٨ - لا نظر لغير الناظر معه: - قال ابن مفلح: (وللناظر التقرير في الوظائف، ذكروه في ناظر المسجد، وذكر في «الأحكام السلطانية»: أنه يقرِّر في الجوامع الكبار الإمام، ولا يتوقف الاستحقاق على نصبه (٤) إلا بشرط، ولا نظر لغيره معه. أطلقه الأصحاب، وقاله شيخنا) [الفروع ٤/ ٥٩٣] (٥). ٨٥٩ - للحاكم ضم أمين إلى الناظر إن حصل منه تفريط أو كان متهما: - قال ابن مفلح: (وللحاكم النظر العام، فيعترض عليه إن فعل ما لا يسوغ، وله ضم أمين مع تفريطه أو تهمته يحصل به المقصود. قاله شيخنا وغيره) [الفروع ٤/ ٥٩٤ (٧/ ٣٩٤)] (٦).
(١) انظر: كلام ابن قندس حول هذه العبارة في «حاشيته على الفروع» (٧/ ٣٤٦). (٢) بأن يقول: النظر بعد موته له، كما يأخذ من كلام المرداوي في «تصحيح الفروع». (٣) «الاختيارات» للبعلي (٢٥١). (٤) في ط ١: (نصه)، والمثبت من ط ٢. (٥) انظر: «الإنصاف» (٧/ ٦٢ - ٦٣). (٦) «الاختيارات» للبعلي (٢٥١).