854 – Le waqf en faveur des soufis :
– Ibn Mufliḥ écrit : « Il est licite de constituer un waqf au profit des soufis. Notre shaykh précise toutefois que celui d’entre eux qui amasse les richesses, ne se pare pas habituellement des vertus louées, ne se conforme pas aux convenances légales, ou se montre ouvertement pécheur, n’a aucun droit sur ce waqf — pas même au titre des simples règles conventionnelles (1) —, quand bien même l’on pourrait admettre, pour un homme fortuné, la seule jouissance de l’habitation. » [Al-Furūʿ 4/588 (7/339)] (2).
855 – La perception des revenus vaut acceptation :
– Ibn Mufliḥ écrit : « Selon certains, lorsqu’un waqf est institué au profit d’une personne déterminée, son acceptation est exigée, à l’instar d’une donation ou d’un legs. Notre shaykh en conclut que la simple perception de ses revenus vaut acceptation. » [Al-Furūʿ 4/589 (7/341)] (3).
856 – Il renonce d’abord à sa part du waqf puis l’accepte :
– Ibn Mufliḥ écrit : « Si quelqu’un érige un waqf au bénéfice de trois personnes, puis — à défaut d’elles — des pauvres, et que l’une des trois meurt ou renonce, sa part revient aux survivants ; s’ils meurent tous ou renoncent tous, elle revient alors aux pauvres. Notre shaykh rapporte une divergence quant au cas où le bénéficiaire rejette d’abord puis accepte ensuite : sa part lui revient-elle (4) ? Quant à celui qui ne l’accepte jamais, certains l’assimilent à un waqf “interrompu dès l’origine”, tandis que d’autres — et c’est l’avis le plus solide — jugent que le waqf demeure valable, à l’instar de la situation où le droit s’éteint parce que la condition requise vient à manquer. » [Al-Furūʿ 4/589 (7/341)].
(1) Dans sa Hâshiya sur al-Furûʿ, Ibn Qundus entend par «adab» les usages établis et non les prescriptions légales.
(2) Al-Ikhtiyārāt de al-Baʿlī, p. 247 ; voir aussi al-Fatāwā, vol. 31, pp. 54-56.
(3) Al-Ikhtiyārāt, p. 251.
(4) Il semble que le propos d’Ibn Taymiyya s’achève ici, conformément à l’agencement retenu par l’auteur de al-Insāf (vol. 7, pp. 28-29, éd. al-Faqī).
٨٥٤ - الوقف على الصوفية:
- قال ابن مفلح: (ويصح على الصوفية، قال شيخنا: فمن كان منهم جماعا للمال، ولم يتخلق بالأخلاق المحمودة، ولا تأدب بالآداب الشرعية غالبًا، أو فاسقًا: لم يستحق ــ لا آداب وضعية (١) ــ وإن كان قد يجوز للغني مجرد السكنى) [الفروع ٤/ ٥٨٨ (٧/ ٣٣٩)] (٢).
٨٥٥ - أخذ الريع قبول:
- قال ابن مفلح: (وقيل: إذا كان على آدمي معين اشترط قبوله، كهبة، ووصية. قال شيخنا: فأخذ ريعه قبول) [الفروع ٤/ ٥٨٩ (٧/ ٣٤١)] (٣).
٨٥٦ - إذا رد نصيبه من الوقف ثم قبل:
- قال ابن مفلح: (ولو وقف على ثلاثة ثم على الفقراء، فمات بعضهم أو رد، فنصيبه للباقي، فإن ماتوا أو ردوا فللفقراء، وقال شيخنا: اختلف فيما إذا رد ثم قبل، هل يعود (٤)؟
وإن لم يقبل: فقيل: كمنقطع الابتداء، وقيل: يصح، وهو أصح، كتعذر استحقاقه لفوت وصف فيه) [الفروع ٤/ ٥٨٩ (٧/ ٣٤١)].
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: الآداب التي وضعت وليست شرعية).
(٢) «الاختيارات» للبعلي (٢٤٧)، وانظر: «الفتاوى» (٣١/ ٥٤ - ٥٦).
(٣) «الاختيارات» (٢٥١).
(٤) يبدو أن كلام ابن تيمية ينتهي هنا، وهو ما يقتضيه صنيع صاحب «الإنصاف» (٧/ ٢٨ - ٢٩. ط: الفقي).