puis ils lui enseignent les clauses qu’il souhaite, de sorte qu’il en fait un acte de reconnaissance ; ils lui apprennent ainsi à mentir dans cette déclaration, attestent sciemment de ce mensonge et en prononcent ensuite la validité. Or, nul musulman sensé ne saurait douter que cela est illicite : l’aveu n’est rien d’autre qu’un témoignage que l’homme porte contre lui-même ; comment pourrait-on donc lui souffler un faux témoignage, puis en attester la conformité ?
Et si, dans la Loi d’Allah, le waqf qu’un individu constitue à son propre profit est nul, vous connaissez alors la nature même de cette nullité : Allah — exalté soit-Il — sait que ce bien n’était pas un waqf avant la prétendue reconnaissance et qu’il ne l’est pas devenu par cet aveu mensonger ; le bien demeure donc illicite pour toute personne qui en tire profit, et ce jusqu’au Jour de la Résurrection. À l’inverse, si un tel waqf est valide, Allah nous a dispensés de recourir au mensonge. [Iʿlām al-muwaqqiʿîn 3/290] (1).
852 – La prise en compte de la qurbah (l’intention de se rapprocher d’Allah) dans le testament :
853 – Lorsque la mécréance ou l’ignorance est érigée en condition d’éligibilité :
– Ibn Mufliḥ déclare : « La qurbah n’est pas requise dans le testament, contrairement à l’avis de notre shaykh. Celui-ci a donc dit : si quelqu’un pose la mécréance ou l’ignorance comme condition pour obtenir le legs, celui-ci n’est pas valable ; ainsi, s’il léguait aux gens les plus ignorants, le legs serait caduc.
Il a encore dit : si un dhimmî consacre une partie de ses biens en ḥabs (innamovible) au profit de leurs temples, il n’est pas permis aux musulmans d’en entériner la validité, car ils ne peuvent juger qu’en conformité avec ce qu’Allah a révélé.
Il a ajouté : or, parmi ce qu’Allah a révélé, il y a l’interdiction de prêter assistance à quelque forme que ce soit de mécréance, de perversité ou de désobéissance ; comment, dès lors, pourraient-ils aider, par un ḥabs, les lieux où ces actes de mécréance sont commis ? » [Al-Furūʿ 4/587-588 (7/338)] (2).