de le remettre dans l’état où il se trouvait, de garantir la restitution de tout profit qu’il a fait perdre sans contrepartie, et il incombe aux détenteurs de l’autorité de l’y contraindre. S’il refuse, il sera sanctionné par l’emprisonnement, la bastonnade ou toute peine analogue ; or le simple débiteur peut déjà être puni de la sorte, que dire alors de celui qui se soustrait à l’accomplissement d’un devoir tout en ayant, au préalable, commis une injustice ? [Al-Furūʿ 4/581-582 (7/329-330)] (1).
850 – Consacrer un waqf à son propre profit :
– Ibn Mufliḥ écrit : « [Le waqf] n’est pas valable au profit de celui qui le constitue (2). D’après un autre avis rapporté de l’Imâm, il est toutefois valide. Il l’a mentionné dans Al-Madhhab comme l’opinion apparente de l’école, et l’ont également retenu Ibn Abī Mûsâ, Ibn ʿAqîl (3), Abû al-Maʿâlî ainsi que notre maître ; de même, il est permis de stipuler que ses revenus lui reviennent, ou qu’ils reviennent à ses enfants, pendant toute sa vie, selon le texte explicite. » [Al-Furūʿ 4/585 (7/335-336)] (4).
851 – Stratagème pour qu’une personne constitue un waqf à son propre profit lorsqu’on en juge l’invalidité :
– Ibn al-Qayyim rapporte : « Notre shaykh a dit : Parmi les stratagèmes récents — au sujet desquels je ne connais aucune divergence entre les juristes des différentes écoles quant à leur interdiction — figure le cas où un homme souhaite se consacrer un waqf à lui-même et, après (5) son décès, au profit d’entités successives ; alors les adeptes de ces subterfuges lui disent : “Déclare que ce bien que tu détiens est un waqf en ta faveur établi par quelqu’un d’autre”, puis ils lui enseignent les clauses qu’il désire… »
(1) Voir : al-Ikhtiyārāt de al-Ba‘lī, p. 246.
(2) Al-Mirdawī, dans Taṣ-ḥīḥ al-Furū‘, précise : « Concernant “wa-lā”, la pause est valide sur “lui-même”… »
(3) Al-Mirdawī, dans Taṣ-ḥīḥ al-Furū‘, signale que ce témoignage, attribué à Ibn Abī Mūsā et à Ibn ‘Aqīl, est sujet à discussion.
(4) al-Ikhtiyārāt de al-Ba‘lī, p. 247.
(5) À l’origine : « ba‘d » (après) ; correction d’après Bayān al-Dalīl.
بإعادته إلى مثل ما كان، وبضمان ما فوته من غير منفعة، وعلى ولاة الأمور إلزامه بما يجب عليه، فإن أبى: عوقب بحبس وضرب ونحوه، فإن المدين يعاقب بذلك، فكيف بمن امتنع من فعل واجب مع تقدم ظلم) [الفروع ٤/ ٥٨١ - ٥٨٢ (٧/ ٣٢٩ - ٣٣٠)] (١).
٨٥٠ - الوقف على نفسه:
- قال ابن مفلح: (ولا على نفسه (٢)، وعنه: يصح. ذكره في «المذهب» ظاهر المذهب، واختاره ابن أبي موسى وابن عقيل (٣) وأبو المعالي وشيخنا، كشرط غلته له، أو لولده مدة حياته في المنصوص) [الفروع ٤/ ٥٨٥ (٧/ ٣٣٥ - ٣٣٦)] (٤).
٨٥١ - حيلة لوقف الإنسان على نفسه إذا قيل بعدم صحته:
- قال ابن القيم: (قال شيخنا: ومن الحيل الجديدة التي لا أعلم بين فقهاء الطوائف خلافا في تحريمها أن يريد الرجل أن يقف على نفسه وبعد (٥) موته على جهات متصلة، فيقول له أرباب الحيل: أقر أن هذا المكان الذي بيدك وقف عليك من غيرك، ويعلمونه الشروط التي يريد
(١) انظر: «الاختيارات» للبعلي (٢٤٦).
(٢) قال المرداوي في «تصحيح الفروع»: (قوله: «ولا» يصح الوقف «على نفسه» ... الخ).
(٣) نبه المرداوي في «تصحيح الفروع» إلى أن هذا النقل عن ابن أبي موسى وابن عقيل فيه نظر.
(٤) «الاختيارات» للبعلي (٢٤٧).
(٥) في الأصل: (بعد)، والتصويب من «بيان الدليل».