– Ibn Mufliḥ a dit : « Lorsqu’il a fini (1), il essuie de la main gauche son sexe depuis sa base – c’est-à-dire le “derz” (2), de l’anneau anal jusqu’à son extrémité –, puis le secoue trois fois. L’imam en a fait un texte explicite, et l’on comprend qu’il est recommandé d’accomplir tout cela trois fois. C’est aussi l’avis des compagnons (du madhhab). Plusieurs ont ajouté : qu’il se racle la gorge ; d’autres : qu’il fasse quelques pas. Un propos analogue est rapporté d’Aḥmad – qu'Allah soit satisfait de lui –. Pour notre maître, tout cela relève de l’innovation, et, d’après l’unanimité des imams, rien de tout cela n’est obligatoire. Dans le « Sharḥ al-ʿUmda », on rapporte encore un avis selon lequel il est déconseillé de se racler la gorge ou de marcher, même si l’on pense en avoir besoin, car c’est du waswas. » [Al-Furūʿ : 1/118 (1/136)] (3).
21 – L’istijmār sur les deux faces et le gland
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Aḥmad a explicitement dit qu’on ne se nettoie qu’à l’orifice. D’autres ont soutenu qu’il est permis de s’essuyer sur les deux faces (des fesses) et sur le gland – variante : “ش” –. Notre maître et d’autres ont préféré cette opinion en raison du caractère général (des textes). » [Al-Furūʿ : 1/119 (1/137)] (4).
22 – L’istijmār avec ce qui est interdit
– Ibn Mufliḥ écrit : « Il n’est pas permis de s’essuyer avec un aliment, même s’il s’agit de la nourriture d’un animal ; tel est l’avis explicite de plusieurs, dont Abū al-Faraj. Il n’est pas non plus permis de le faire avec du crottin (هـ، م) ni avec un os (هـ، م)… Seul notre maître a jugé valable l’essuyage avec du crottin et des os, et, à l’entendre, avec tout ce dont l’usage est normalement proscrit, car – dit-il – l’interdiction n’en procède pas du fait que