Chapitre du waqf (bien inaliénable) 847 – Lorsqu’une personne accomplit un acte indiquant qu’elle a voué son bien en waqf : – Ibn Mufliḥ dit : « Le waqf est valide par tout acte qui, selon l’usage, en manifeste l’intention, comme celui qui consacre sa terre en mosquée ou en cimetière et en autorise l’accès. C’est la position explicitement rapportée. Notre maître ajoute : ou s’il en autorise l’usage et y accomplit la prière. » [Al-Furūʿ 4/581 (7/329)] (1). 848 – S’il déclare : « Mon village, celui qui se trouve à la frontière, est destiné à mes affranchis qui y résident et à leurs enfants. » 849 – De la location d’un waqf au-delà de la condition fixée par le constituant et de son altération dans son propre intérêt : – Ibn Mufliḥ écrit : « Dans la version rapportée par Yaʿqūb, il a jugé valide le waqf de celui qui déclare : “Mon village situé à la frontière est pour mes affranchis qui s’y trouvent et pour leurs enfants”, et c’est également l’avis de notre maître. Il a également dit : si une personne, ou un groupe, déclare : “Nous avons fait de cet emplacement une mosquée” ou “un waqf”, il devient aussitôt mosquée et waqf, même si sa construction n’est pas achevée. Et si chacun ajoute : “J’ai consacré ma propriété à la mosquée” ou “dans la mosquée”, ou une formule analogue, ce droit est définitivement acquis à la mosquée. Dans cette question, notre maître a dit : il n’est pas permis de louer le waqf pour un montant supérieur à la condition posée par le fondateur, ni de le modifier dans son propre intérêt (2) ; bien au contraire, s’il le modifie pour son avantage personnel, il sera contraint…"
(1) «al-Ikhtiyārāt», al-Baʿlī, p. 246. (2) Dans sa Ḥāshiya ʿalā al-Furūʿ, Ibn Qunds écrit : «Ici, il mentionne la modification du waqf à son profit personnel. Quant à le modifier en faveur du waqf, afin d’en accroître l’utilité et pour des motifs similaires, il en traite à la fin du chapitre consacré à : la vente du waqf, son transfert, le creusement d’un canal, ainsi que l’ouverture d’une porte et d’une fenêtre dans la propriété waqfée. L’auteur l’évoque également dans le chapitre sur le ṣulḥ, section : “Celui qui conclut un ṣulḥ moyennant une contrepartie pour l’acheminement de l’eau”.»
باب الوقف ٨٤٧ - إذا فعل ما يدل على أنه أوقف ملكه: - قال ابن مفلح: (يصح بفعل دال عليه عرفًا، كمن جعل أرضه مسجدًا أو مقبرة وأذن فيهما. نص عليه. قال شيخنا: أو أذن فيه وأقام) [الفروع ٤/ ٥٨١ (٧/ ٣٢٩)] (١). ٨٤٨ - إذا قال: قريتي اللتي بالثغر لموالي الذين به ولأولادهم: ٨٤٩ - واستئجار الوقف زيادة على شرط الواقف, وتغيره لمصلحة نفسه: - قال ابن مفلح: (وصحح في رواية يعقوب وقف من قال: قريتي التي بالثغر لموالي الذين به، ولأولادهم، وقاله شيخنا. وقال: إذا قال واحد أو جماعة: جعلنا هذا المكان مسجدًا أو وقفًا، صار مسجدًا ووقفا بذلك وإن لم يكملوا عمارته، وإذا قال كل منهم: جعلت ملكي للمسجد أو في المسجد ونحو ذلك، صار بذلك حقًا للمسجد. وفي هذه المسألة قال شيخنا: ليس له أن يستأجر الوقف زيادة على شرط الواقف، ولا يغيره لمصلحة نفسه (٢)، بل إذا غيره لمصلحة نفسه: ألزم
(١) «الاختيارات» للبعلي (٢٤٦). (٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (ذكر هنا تغيير الوقف لمصلحة نفسه، وأما تغييره لمصلحة الوقف من زيادة النفع ونحو ذلك، فقد ذكره في آخر الباب عند مسألة: بيع الوقف، والمناقلة به، وحفر الساقية، وإحداث الباب والخوخة في العين الموقوفة، وقد ذكره المصنف في باب الصلح، في فصل: من صولح بعوض على إجراء ماء) ا. هـ.